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16 Novembre 2018 | 8, Kislev 5779 | Mise à jour le 14/11/2018 à 18h15

17 novembre - Chabbat Vayétsé : 16h51 - 18h00

Rubrique Culture/Télé

Laurence Orah Phitoussi : « La cuisine du Shabbat est une affaire de transmission »

On connaissait Laurence Phitoussi, directrice d’agence de communication spécialisée dans les relations publiques, on découvre aujourd’hui Laurence Orah Phitoussi qui propose avec « La cuisine du shabbat en 30 minutes » un manuel astucieux pour préparer shabbat malgré la course contre le temps.

Actualité juive : Vous commencez votre ouvrage par cette phrase : « J’aimerais vous faire aimer 
shabbat comme je l’aime ». Est-ce la raison de ce livre ? 
 
Laurence Orah Phitoussi : J’ai toujours eu un mode de vie effréné, à commander mon shabbat chez le traiteur et à courir pour aller le récupérer. Dès l’instant où je me suis mise à le faire, à entrer progressivement dans le shabbat par la cuisine, j’ai pensé que pour donner envie au plus grand nombre de le préparer soi-même, il fallait proposer une cuisine astucieuse. C’est comme ça que l’idée du livre est née. Il est peut-être lié aussi à la naissance de ma fille parce qu’au fond, la cuisine est une affaire de transmission. 

A.J. : Mais préparer shabbat en trente minutes, est-ce réellement possible ?  

L.O.P. : Les trente minutes s’entendent bien sûr en dehors du temps de cuisson car chez nous, si on veut que le plat soit confit et bien tendre, il doit cuire pendant des heures à petit feu. Aujourd’hui, les modes de vie sont denses entre la famille, le travail et les amis alors se dire qu’en trente minutes, en étant bien organisée, on peut y arriver, cela motive pour cuisiner un super shabbat qui nous ressemble. Alors effectivement, pour faire des boulettes en trente minutes, il faut avoir la main. Mais je vous assure qu’après de nombreuses fois, ça marche ! 


« La cuisine juive a une dimension religieuse, sociale et culturelle »

A.J. : Vous célébrez shabbat à chaque page. Est-ce de cette manière que vous le ressentez ? 
  
L.O.P. : Faire shabbat, c’est passer d’un monde à un autre. C’est devenu extrêmement salvateur pour moi dans ma façon de vivre. La semaine, on se noie sous les dossiers et les rendez-vous puis vient cette rupture, cette parenthèse dans laquelle on dit stop. Aujourd’hui, je ressens  presque intimement cette nécessité du shabbat, comme s’il s’était subitement mais naturellement imposé à moi. En Israël, j’ai compris qu’on pouvait mener une vie sociale intense tout en étant pratiquant. Que les deux étaient compatibles. Et puisque shabbat, c’est donner, recevoir, partager, je me suis mise à cuisiner. 

Laurence Orah Phitoussi, « La cuisine du shabbat
en 30 minutes », Editions du Chêne, 194 pages, 25 euros
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