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25 Octobre 2021 | 19, Heshvan 5782 | Mise à jour le 04/08/2020 à 22h39

Rubrique France/Politique

Enlèvement de « colons »: le journal Le Monde dérape sur les otages israéliens et se corrige

Le site du journal Le Monde a choisi de qualifier les jeunes otages israéliens de "colons", avant de revoir sa copie

La guerre des mots entre « militants engagés loin du conflit », c’est-à-dire journalistes et quidams via les réseaux sociaux grossit et se renouvelle. Si le terme apartheid est un ajout plutôt récent à la panoplie du militant anti-israélien de base, le mot « colon », plus ancien, à un bel avenir devant lui, comme le prouvent les différents articles écrits suite à l’enlèvement de trois jeunes Israéliens.

Il faut le dire d’avance. La ré-information est un exercice fastidieux, laborieux et ingrat. La simple force d’évocation, et l’efficacité de l’emploi des termes « colon », « apartheid », « territoires occupés » par la majorité des médias francophones, pourtant supposés être à nos ordres, c’est un comble, dépasse la force des explications visant à remettre la réalité israélienne au premier plan.

D’abord, c’est un combat de David contre Goliath. Quand le Monde.fr titre « Netanyahou impute l’enlèvement de trois colons israéliens au Hamas », la force de sa notoriété, de sa réputation et de sa distribution est sans mesure avec l’aura d’un article qui se donnerait la peine de poser le contexte réel israélien.


Des "colons" redevenus "étudiants" 

Pourtant, cette fois, le site du Monde a rapidement changé son titre : « colon » est ainsi devenu « étudiant ». Est-ce dû à l’assaut de lecteurs en colère ? Le Monde connaît la polémique, puisqu’il avait déjà titré, il y a des années, lors de la seconde Intifada, « Meurtre de deux jeunes colons juifs », se prenant en plein visage les critiques de ceux pour qui « un enfant reste un enfant » et qui pensent qu’un enfant ne peut être tenu responsable du choix de ses parents ! Un argument pas franchement pro-israélien, mais qui avait valu au Monde l’exposition de sa partialité.

Non, cette fois-ci, il semblerait que le Monde, encore une fois pris dans son élan et dans l’inertie de sa doctrine, se soit « planté » au regard même de sa propre analyse géopolitique de la réalité israélienne. Oui, car sur les trois étudiants kidnappés, un seul habite une implantation, Talmon, située dans les territoires disputés. Les deux autres jeunes hommes habitant Nof Ayalon et El’ad, ainsi lavés de toute visée impérialiste, sont redevenus de simples « étudiants ». 
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