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15 Décembre 2017 | 27, Kislev 5778 | Mise à jour le 14/12/2017 à 14h19

Rubrique Israël

Sous les pierres de Jérusalem, la plage!

La Ville sainte aura désormais sa place artificielle, ce qui ne plaît pas à la communauté orthodoxe.

Après Paris, Berlin, Bruxelles ou encore Budapest, c’est Jérusalem qui se dote cet été d’une plage estivale artificielle. L’ancienne gare de la ville se recouvre de dizaines de tonnes de sable fin pour le plus grand plaisir des Hiérosolymitains et des touristes avec parasols, chaises longues, cabines de maître nageur, brumisateurs et glaciers, prenant ainsi des airs d’une véritable station balnéaire.

Les enfants pourront construire des châteaux de sable, faire s’envoler des cerfs volants, patauger dans les piscines, participer à des activités ludiques et sportives dans une aire qui leur est spécialement destinée alors que les plus grands s’adonneront au volley ou football de plage et activités sportives en tout genre – dont les fameuses matkot, véritable sport national – ou au non moins national shesh besh. Et si vous préférez farnienter, les transats et le sable vous attendent pour lézarder au soleil, lire le dernier Actualité Juive ou un bon livre ou siroter une limonada.

L’attraction la plus impressionnante et qui devrait séduire tout le monde, du plus petit au plus grand, est un simulateur de surf d’une hauteur de 18 mètres qui arrive tout droit des Etats-Unis et dont l’intensité et la hauteur des vagues peuvent se régler en fonction de l’âge et de l’expérience du surfeur.


Polémique dans la communauté orthodoxe

Le soir, la plage prend des allures plus romantiques avec lumières tamisées et propose films et matchs du Mondial sur écran géant, spectacles, concerts, bars colorés et dance-floor pour faire la fête jusqu’au bout de la nuit.

Cet événement estival n’a pas tardé à susciter une polémique au sein de la communauté ultra-orthodoxe qui voit en la plage de la Station une atteinte aux bonnes mœurs. Cette semaine, la première page du quotidien Yated Ne'eman affilié au parti Degel Hatorah, l’aile lituanienne des Harédim, affichait même en gros titres : « La municipalité de Jérusalem s’apprête à ouvrir un lieu de débauche » accusant d’acte sacrilège, en termes peu élogieux voire insultants, Nir Barkat, maire de Jérusalem, qui a annoncé sa décision de porter plainte contre le journal.

Espérons que la tolérance l’emporte et qu’une fois les esprits apaisés, les Hiérosolymitains qui ne peuvent pas partir en vacances et les nombreux touristes qui séjournent à Jérusalem en été puissent profiter d'activités habituellement pratiquées sur les plages littorales et d’un moment convivial et rafraîchissant en famille ou entre amis. 
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