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17 Décembre 2018 | 9, Tevet 5779 | Mise à jour le 17/12/2018 à 17h07

Rubrique Israël

Pour l'Australie, Jérusalem-Est n’est pas "occupée"

George Brandis. Crédit photo : Andrew Meare

Ils estiment que le recours à cet adjectif "péjoratif" ne contribue pas à la solution du conflit.

L'Australie a décidé de ne plus utiliser l'adjectif "occupé" pour évoquer Jérusalem-Est, Canberra estimant que ce terme "péjoratif" n'est ni approprié ni utile. "Faire référence à des événements historiques pour décrire des zones qui sont en négociations dans le cadre du processus de paix n'aide pas", a déclaré l'attorney-général George Brandis.

Ces déclarations ont été jugées "scandaleuses et choquantes" par les Palestiniens. "De tels propos sont non seulement une violation flagrante de la loi internationale et du consensus général, ils sont aussi mortels en ce qui concerne la quête de la paix ", a protesté Hanane Achraoui, membre de la direction de l’OLP.


L'Australie "ose dire la vérité sur le conflit entre Israël et les Palestiniens" selon Lieberman

En revanche, les Israéliens ont été très satisfaits des déclarations faites à Canberra. Le ministre des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman, a salué la position "sérieuse" prise par l'Australie qui "ose dire la vérité sur le conflit entre Israël et les Palestiniens". M. Lieberman a souhaité que d'autres pays en fassent autant.

Selon le Times of Israël, la prise de position australienne ferait suite à des déclarations publiques des Palestiniens condamnant la politique des dirigeants et représentants de Canberra. Malgré son attitude très favorable à Israël, l'Australie, qui met publiquement en doute le caractère illégal des implantations, apporte un important soutien financier aux Palestiniens et se classe à la 10e place parmi les Etats donateurs.
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