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20 Octobre 2021 | 14, Heshvan 5782 | Mise à jour le 04/08/2020 à 22h39

Rubrique France/Politique

François Hollande soutient Israël face aux roquettes: un vent nouveau sur la diplomatie française au Proche-Orient?

François Hollande lors de sa visite en Israël en novembre 2013 (Yonatan Sindel/Flash90)

Le monde suit avec attention l’évolution de la situation entre Israël et le Hamas. L’Etat juif a reçu le soutien de l’Allemagne, mais aussi de la France.

Un vent nouveau semble souffler en ce début de nouvelle crise proche-orientale, alors que les villes d’Israël vivent leur quotidien au rythme des sirènes d’alerte. Au niveau de l’information, les médias, loin d’adopter un point de vue unilatéral sur les événements, pointent la désinformation virale que les soutiens du Hamas organisent sur les réseaux sociaux

Si les organes de presse abordent les faits avec plus de lucidité et de recul, ce sont surtout les chefs d’Etat européens qui manifestent une rupture évidente avec les réactions habituellement entendues par leur nette démarcation d’avec le Hamas.

Ainsi, dès le mardi 8 juillet, le Quai d’Orsay avait, lors d’un point presse, appelé « l’ensemble des parties à la retenue », puis condamné « les tirs de roquettes depuis Gaza sur Israël ».  


Condamnation "sans réserves" des tirs de roquette par François Hollande

La différence était encore plus radicale le lendemain. C’est tout d’abord Angela Merkel qui, joignant Benyamin Netanyahou par téléphone, a condamné « sans réserves » les tirs de roquettes du Hamas. Puis, François Hollande a réitéré la position du Quai d’Orsay la veille, en rappelant au Premier ministre israélien que « la France condamne fermement (les) agressions » du Hamas.  

Le fait que le mouvement terroriste ait délibérément visé, en plus des grandes villes israéliennes, la centrale nucléaire de Dimona, aura peut-être marqué sa différence d’avec l’autorité palestinienne qui assimilait cependant les raids israéliens à un génocide et restait étrangement muet sur les tirs de roquettes.  

Plus encore, le Président français « a exprimé la solidarité de la France face aux tirs de roquettes en provenance de Gaza » - on se souviendra que l’ambassadeur de France en Israël, Patrick Maisonnave, s’était rendu mardi à la mairie d’Ashdod, accompagné du vice-consul adjoint Jean-Pierre Brunet, afin d’assurer les habitants de la sympathie de la France.  


Jusqu'où ira le soutien français?

Mais si François Hollande a rappelé « la nécessité de prévenir l’escalade des violences », afin de préserver les vies civiles et le déséquilibre du Proche-Orient, il a dans le même temps indiqué qu’il appartenait « au gouvernement israélien de prendre toutes les mesures pour protéger sa population face aux menaces. »  

Cette dernière précision n’échappera à personne. Une interprétation minimaliste voudrait y voir la seule satisfaction devant l’efficacité du système « Dôme de fer ». Une interprétation explicite pourrait en revanche y lire un accord tacite quant aux opérations en cours. Jusqu’à accepter une opération terrestre ? Peu évident puisque le jeudi 10 juillet, François Hollande indiquait à Mahmoud Abbas son vœu que l'escalade cesse.  
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