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20 Octobre 2021 | 14, Heshvan 5782 | Mise à jour le 04/08/2020 à 22h39

Rubrique Israël

Comment le Dôme de Fer protège Israël

Crédit photo : Flash90

Retour sur le fonctionnement du « Dôme de fer », le système de défense antimissile déployé par Israël.

Dans la litanie d’informations sur la pluie de roquettes envoyées de la bande de Gaza par le Hamas, un élément est constamment évoqué : le « Dôme de fer ». Tirant les enseignements des bombardements massifs qu’a subi le nord du pays en 2006 par le Hezbollah, Israël se dote d’une défense antimissile.

C’est Amir Peretz, alors ministre de la Défense au sein du gouvernement d’Ehoud Olmert, qui sélectionne parmi d’autres le projet « Dôme de fer ». Après divers tests concluants, et des financements du Congrès américain (une roquette coûterait 200 $, un tir du système de défense en coûterait 50 000) le système se met progressivement en place à partir de 2010 et entre en action au printemps 2011. Le pays se trouve alors quadrillé par les éléments le composant.




Trois parties 

« Dôme de fer » se divise en trois parties. Tout d’abord, un radar à même de suivre 200 roquettes différentes par minute – rassurant en cas de tirs massifs (NB : 30 roquettes ont été tirées en même temps dans la soirée du 8 juillet 2014) – et en calcule les trajectoires. C’est ensuite un ordinateur central qui détermine le point d’impact. Si la cible s’avère être une zone de peuplement, l’une des batteries sol-air tire un missile d’interception.



En ce sens, si le point d’impact n’est pas une zone dangereuse mais déserte, il serait possible de comprendre pourquoi certaines roquettes tomberaient sur des terrains vagues et ne sont pas interceptées. A l’inverse, chaque dépêche informant d’une interception réalisée par « Dôme de fer » laisserait entendre que la roquette aurait été susceptible d’atteindre des centres d’habitation. Israël revendique un taux d’interception de 90%.


Finalement efficace dans le Sud d'Israël

Des analystes avaient néanmoins jugé le système inefficace pour les villes à proximité de Gaza, estimant qu’il ne serait pas suffisamment réactif sur les frappes à courte distance. Cette opinion apparaît erronée, puisqu’elle méconnaît la balistique des roquettes.

En effet, la trajectoire des roquettes ne décrit pas une ligne tendue mais une parabole, c’est-à-dire qu’elles prennent de l’altitude avant de piquer sur leur cible. De ce fait, le système de défense a bien le temps de se mettre en marche. Des villes comme Sderot sont donc sous sa protection effective.

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