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24 Septembre 2020 | 6, Tishri 5781 | Mise à jour le 04/08/2020 à 22h39

Chabbat Haazinou - Chabbat Chouva : 19h06 - 20h09

Rubrique Israël

Ce qu'il fallait retenir du discours de Benyamin Netanyahou à l’ONU

Binyamin Netanyahou : « De plus en plus de dirigeants arabes reconnaissent que nous affrontons les mêmes dangers : l’Iran et le terrorisme sunnite ». Crédit photo : Flash90

Binyamin Netanyahou devant l’Assemblée Générale des Nations unies a tenu parole : il a rappelé les vérités que la communauté internationale doit entendre.

Mahmoud Abbas a dû être déçu. Le chef de l’Autorité Palestinienne qui s’attendait à être au cœur du discours du Premier ministre israélien n’aura eu droit qu’à quelques mentions en marge. Ses accusations de génocide et de guerre d’extermination lancées contre Israël ont eu pour réponse le rappel du doctorat révisionniste du leader palestinien. De quoi porter un sérieux coup à la crédibilité du reste de son réquisitoire du 26 septembre devant l’Onu. En revanche, le Premier ministre israélien n’a pas oublié de lui rappeler que puisqu’il avait formé un gouvernement de consensus avec le Hamas, Abbas devenait du même coup responsable des exactions commises par le mouvement islamiste durant la guerre de l’été dernier.


"L'Etat islamique c'est le Hamas"

Benyamin Netanyahou sait parfaitement lire la carte géopolitique. Il sait qu’avec l’éruption de barbarie des terroristes de l’Etat Islamique, les puissances occidentales et au premier chef les Etats-Unis ont d’autres priorités que le règlement du conflit israélo-palestinien. Quelle meilleure occasion donc, pour expliquer aux leaders du monde qu’Israël connaissait mieux que personne les menaces qu’ils découvrent aujourd’hui dirigées contre eux. Le chef du gouvernement israélien a donc fait d’une pierre deux coups : il a justifié l’opération Bordure Protectrice contre le Hamas, expliqué comment Israël l’avait conduite, pour démontrer que la lutte conduite aujourd’hui par le monde s’apparentait à celle d’Israël contre le mouvement islamiste palestinien.

« L’Etat Islamique c’est le Hamas et le Hamas c’est l’Etat Islamique » a expliqué en substance Benyamin Netanyahou. L’islam militant qui cherche la domination du monde est le projet que partagent l’organisation jihadiste, le mouvement islamiste palestinien, mais aussi toutes les organisations terroristes islamistes, sunnites ou chiites, qui essaiment du Proche-Orient vers le reste du monde. Combattre un ennemi implacable en préservant ses valeurs de morale et de démocratie, c’est ce que fait Israël, alors que le monde s’interroge encore sur les moyens de défaire le même ennemi sans y perdre son âme.


"Vous laisseriez l'Etat islamique avec la bombe nuéclaire"

 Mais le Premier ministre israélien n’a pas oublié l’Iran. Dénonçant une nouvelle fois « l’opération de charme » de la République islamique, Benyamin Netanyahou voulait alerter les grandes puissances qui doivent signer en novembre un accord définitif avec Téhéran sur son programme nucléaire. « L’Iran poursuit sa mission, établir un gouvernement islamique mondial » a rappelé le chef du gouvernement israélien. « Ne vous laissez pas abuser par ses manœuvres. Il veut obtenir la levée des sanctions et des obstacles sur la route de la bombe. Ne laissez pas le régime le plus dangereux du monde obtenir l’arme la plus dangereuse dans la région la plus dangereuse. Ce sera une menace contre le monde entier. Vous laisseriez l’Etat Islamique avec la bombe nucléaire ? » a-t-il lancé à la tribune.

C’est dans ce contexte que le Premier ministre israélien a aussi suggéré un changement d’approche. « De plus en plus de dirigeants arabes reconnaissent que nous affrontons les mêmes dangers : l’Iran et le terrorisme sunnite ». Pour Benyamin Netanyahou c’est ce dénominateur commun qui doit ouvrir de nouvelles perspectives et créer de nouvelles opportunités : celles du rapprochement israélo-arabe. Ce faisant, ajoute-t-il, un tel partenariat rendra plus facile le règlement du conflit avec les Palestiniens. Une façon de renverser la conception des Accords d’Oslo pour revenir à celle d’une normalisation globale. Reste à savoir si les capitales arabes sont prêtes à l’entendre.           

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