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16 Décembre 2017 | 28, Kislev 5778 | Mise à jour le 14/12/2017 à 14h19

Rubrique Israël

Jérusalem entre angoisse et coexistence

Des manifestants de droite nationaliste appelant à la "vengeance" suite à l'attaque de la synagogue d'Har Nof (Flash 90)

Les habitants de la capitale israélienne tentent de revenir à la normale, mais ils ne sont pas les seuls à affronter le sentiment d’insécurité.

Ce matin à Jérusalem, les habitants du quartier de Armon Hanatsiv se son encore réveillés au son des affrontements entre la police et des émeutiers du quartier arabe voisin de Jabel Mukaber, qui étaient venus bloquer la rue Barazani. Pas la meilleure façon de commencer la journée. Mais étrangement, ce n’est pas dans la capitale, première visée par le terrorisme, que s’est posé aujourd’hui le problème de la coexistence entre les deux communautés.

C’est à Ashkelon, que le maire de la ville a cédé aux pressions de ses administrés et a annoncé que jusqu’à nouvel ordre, les ouvriers arabes israéliens ne seraient plus autorisésà travailler sur les chantiers des écoles. « Les parents ont peur pour leurs enfants, on doit les comprendre » explique Itamar Shimoni. Depuis la fin de l’opération Bordure Protectrice, la municipalité a entrepris de construire des abris dans toutes les écoles de la ville qui n’en étaient pas encore pourvues. Là, le sentiment d’insécurité résonne différemment que pour les habitants de Tel Aviv ou même de Jérusalem.


Presque comme d'habitude

Et pourtant, dans la capitale israélienne, une fois passé le choc de l’attentat de mardi matin contre la synagogue de Har Nof, Juifs et Arabes continuent à se côtoyer, malgré la défiance grandissante entre les deux communautés. Les employés municipaux, le personnel médical dans les dispensaires ou les employés dans les commerces de la ville se sont rendus à leur travail, presque comme d’habitude.

Jérusalem, éprouvée par des années de terrorisme, a aussi appris à vivre avec cette situation impossible, où le voisin peut aussi devenir l’ennemi. Alors on essaie de ne pas tout mélanger. « Les Arabes, on travaille avec eux tous les jours. Ils habitent ici de toute façon » constate Rachel, une jeune mère de famille du quartier de Bakaa. Elle ne renverra pas les employés arabes de son magasin. Mais elle a décidé de se joindre aux volontaires de la garde civile, pour protéger les jardins d’enfants du quartier.

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