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24 Septembre 2020 | 6, Tishri 5781 | Mise à jour le 04/08/2020 à 22h39

Chabbat Haazinou - Chabbat Chouva : 19h06 - 20h09

Rubrique Culture/Télé

Amir, chanteur à suivre

Nous avons passé toute une soirée en compagnie du chanteur franco-israélien: des coulisses de son concert au Réservoir à celle de la grande soirée de la Tsédaka, rencontre avec un artiste promis à un bel avenir, en France ou en Israël. Ou peut-être bien les deux...

Cela faisait un certain temps qu’on se posait deux questions sur Amir, le chanteur révélé par l’émission « The Voice » : 1) à quoi peut bien ressembler le public de cet artiste dont le talent avait crevé l’écran sur TF1 ? On l’imaginait jeune, féminin. Lundi 1e décembre, pour le premier des deux concerts du chanteur franco-israélien au Réservoir, à Paris, il est jeune, très jeune parfois, et très majoritairement féminin.

Mais dans la salle, d’autres profils plus inattendus se distinguent. Il y a par exemple cette maman qui n’a pas manqué un instant du concert et qu’on retrouvera dix minutes après le dernier tour de piste, dans une rue déserte, le souffle coupé après avoir visiblement couru des centaines de mètres pour obtenir un « selfie » avec l’artiste. Et puis il y a les « maris de », tous ces hommes qui ont accompagné leurs partenaires et qui se joignent à la fête. Amir en jouera lorsqu’il appellera les hommes à se manifester : « Vous, vous avez été forcés à venir par vos copines ! ».


A la recherche des "gestes" 

Le chanteur est à l’aise sur scène. Il parle souvent à son public, l’interpelle, le remercie, le fait même monter sur scène – une adolescente en pleurera de bonheur. Mais sans se déparer d’une certaine forme de timidité.  Quand on l’interroge sur cette impression, sur  la sensibilité qui pouvait se dégager de lui lors de ses apparitions télé, il nuance. « Je ne sais pas si c’est de la sensibilité parce que je ne pleure pas facilement. Mais je suis facilement touché par les gestes des autres envers moi ».

Lundi, les « gestes » n’ont pas manqué. Matériellement d’abord : le chanteur est reparti avec une demi-douzaine de cadeaux, dont les pochettes indiquaient qu’ils n’avaient pas été achetés à l’épicerie du coin. C’est, nous a-t-on indiqué, chose courante.

Mais ce soir-là, Amir était venu chercher autre chose. Il présentait pour la première fois plusieurs compositions de son futur album en français, aux influences pop-rock. La plus réussie se nomme « Ma vie, ma ville, mon monde ». Accompagnée à la guitare sèche par Nazim, qui a participé à l’écriture de plusieurs titres, Amir bluffe. Et on ne serait pas étonné de voir le titre réussir, dans quelques mois après un passage par la case production, un joli bout de chemin.

 


 

Voyages, voyages

« J’ai chanté sept chansons à moi. C’est pour ça que mon dernier mot sur scène était que je pensais avoir coché la dernière case pour pouvoir sentir que j’ai enfin accompli cette route ».

Ce chemin justement, cette diagonale Tel-Aviv-Paris qui l’a vu revenir sur les terres qu’il avait quittées avec ses parents à l’âge de 8 ans pour s’installer en Israël, comment la vit-il ? « Je reviens en Israël tous les mois. Quand j’ai commencé « The Voice », j’ai pris ce risque en considération [de devoir m’installer en France pour ma carrière] sans pour autant me dire qu’il allait se réaliser. Au fur et à mesure que j’avançais dans l’émission, cette question prenait du poids et je me demandais si j’étais capable  de venir habiter en France. Finalement, j’ai laissé les choses se faire toute seules. Après The Voice, j’étais plus en Israël qu’en France, même si je faisais beaucoup d’allers-retours. Aujourd’hui, c’est l’inverse. » Un second album en hébreu et destiné au public israélien, « et qui sera très différent de celui qui sortira en France », viendra bientôt. "Mais ca se fait sur un autre rythme, plus tranquillement. A l'israélienne". 

De voyage, il en a beaucoup été question lors de cette soirée où Amir s’est téléporté en moins de quatre heures deux fois de suite du Réservoir au Palais de Congrès où l’attendait Patrick Bruel.  Un duo entre les deux artistes, entouré d’enfants de l’école Lucien de Hirsch, avait en effet été programmé dans les dernières minutes de grande soirée de solidarité pour la Tsedaka.


(AVANT)


 (APRES) 

Lorsqu’il rejoindra ensuite les coulisses, Michel Drucker s’isolera quelques minutes avec lui. Une ou deux minutes, pas plus. Et on ne saura pas ce qu’ils se sont dit. Mais on avait au moins la réponse à notre deuxième question – comment pérenniser son succès sur TF1 ?: être invité sur France 2. Vivement dimanche ! 

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