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20 Août 2017 | 28, Av 5777 | Mise à jour le 28/07/2017 à 13h41

26 août 2017 - Chabbat Choftim : 20h28 - 21h35

Rubrique Culture/Télé

Les 5 meilleurs livres de l’année 2014

Qu'est-ce-que-tu lis pour les vacances (Flash 90)

Ils ont été les coups de cœur du service culture cette année. Voici la sélection des livres qu’il n’est pas trop tard pour découvrir.

1. « C’est ici que l’on se quitte » de Jonathan Tropper

La littérature américaine est une valeur sûre. De Bernard Malamud, la figure tutélaire, à Philip Roth, le monstre auquel tous les jeunes auteurs américains se réfèrent, une flopée de romanciers développent une œuvre d’une grande qualité. Avec les traductions françaises, on commence à la découvrir en France et notamment celle de Jonathan Tropper,  « C’est ici que l’on se quitte » a paru en Livre de Poche et condense tous les ingrédients qui font le succès du jeune romancier juif new-yorkais : l’humour, la satire et la famille.

Morton Foxman s'en est allé. Mais avant de mourir, il a exprimé une dernière volonté : que sa famille célèbre la Shivah. Sept jours de deuil, ensemble, sous le même toit. Une perspective peu réjouissante pour ce clan qui ne s'est pas retrouvé ainsi réuni depuis... depuis quand déjà ? Et l’on se surprend à pouffer de rire à la lecture des situations rocambolesques qui secouent les protagonistes de cette histoire. Une fois que vous aurez lu ce roman, je vous fais le pari que vous aurez l’envie de lire tous les autres…

  

2. « Assortiment de friandises pour l’esprit ou l’art de positiver au quotidien » d’Agnès Abécassis 

De la littérature américaine à Agnès Abécassis, il n’y a qu’un livre à ouvrir. En effet, la talentueuse romancière a créé en France un style répandu outre-Atlantique, la chik’lit, autrement dit dans une expression peu avenante, la littérature pour poulette. Ecrivain et illustratrice, son dernier opus illustre ces talents : il s’agit d’un livre sur lequel on peut écrire et dessiner.

Avec son « Assortiment de friandises pour l’esprit ou l’art de positiver au quotidien », paru chez Calmann-Lévy, la pétillante jeune femme nous livre un objet-livre d’une inventivité étonnante dont le lecteur est également le concepteur. Difficile d’expliquer sa composition, le mieux est d’aller courir le feuilleter avant de se l’approprier.

 

3. « 110 femmes juives qui ont marqué la France » de Michèle Bitton

 Ouvrage de salut public, les « 110 femmes juives qui ont marqué la France » condense les biographies de personnalités disparues dont l’œuvre mérite de s’y attarder. On y retrouve des célébrités aussi diverses que Simone Weil, Elsa Triolet, Reinette l’Oranaise mais aussi des femmes moins connues que Michèle Bitton tire de l’anonymat. C’est le cas d’Eliane Amado-Levy Valensi, figure majeure de l’Ecole de pensée juive de Paris aux côtés d’Emmanuel Levinas, Léon Askénazi, André Neher et tant d’autres qui ont tiré la couverture à eux alors qu’elle n’avait rien à leur envier.

Cette agrégée de philosophie, psychanalyste et écrivain prolixe a su développer une œuvre faisant dialoguer selon un constant va-et-vient le particularisme juive et la pensée universaliste. Il est réjouissant de savoir que l’on redécouvre son travail d’une portée philosophique au moins aussi égale que celui de son ami Emmanuel Levinas puisqu’un colloque lui est consacré en janvier à l’Institut universitaire d’études juives Elie Wiesel.

 

4. « Hannah Szenes. L’étoile foudroyée » de Martine Gozlan 

Il y a 70 ans Hannah Szenes était exécutée par les nazis. Son destin, bien que tragique, est une lueur d’espoir lorsque l’obscurité plane sur la destinée des Juifs de diaspora. Cette jeune femme issue de la bourgeoisie juive hongroise éclairée n’hésite pas à enfiler la tenue d’une paysanne pour participer pleinement à cet espoir incommensurable qu’incarne la renaissance d’un Etat juif en Palestine alors sous mandat britannique. Tout en elle est bravoure et engagement. Ce que raconte avec beaucoup de talent la journaliste et écrivain Martine Gozlan dans un ouvrage intitulé « Hannah Szenes. L’étoile foudroyée », paru chez L’Archipel, dont la lecture nous tire des larmes aux yeux. A lire incontestablement.

 

5. "L'invention de nos vies" de Karine Tuil

 Pressenti pour le Prix Goncourt dont elle a figuré parmi les quatre finalistes, la romancière Karine Tuil tisse la toile de son succès amplement mérité. Son neuvième roman paru cette année et intitulé "L'invention de nos vies" est actuellement traduit en Hollande, en Allemagne et en Grèce, en Chine et en Italie. La sortie aux Etats-Unis est prévue pour septembre 2015.

Difficile de parler de son dernier livre sans en dévoiler les nombreux éléments de l’intrigue, ni déflorer le dénouement et les résonances troublantes qu’il tisse avec l’actualité. Sam Tahar est un exemple de réussite sociale : brillant avocat français exerçant à New York, il est marié à une richissime héritière juive, a deux beaux enfants et multiplie les conquêtes amoureuses. Mais sa vie intérieure, hantée par la honte de l’abdication, est un cauchemar : musulman, Sam (Samir) a construit sa vie en pillant celle de son meilleur ami, juif. Leurs retrouvailles vont faire basculer la mécanique bien huilée de l’imposture.

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