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26 Mai 2019 | 21, Iyyar 5779 | Mise à jour le 22/05/2019 à 18h15

Rubrique Communauté

ALYAH

Pour Sammy Ghozlan, le combat contre l'antisémitisme se mènera désormais depuis Israël

Crédit photo : DR

A l’annonce de l’alyah de Sammy Ghozlan, certains de ses proches se sont dit « préoccupés », comme si la vigie quittait le navire. Dans les faits le BNVCA sera désormais piloté par lui depuis Israël, en s’appuyant sur l’équipe française.

«J’ai tous mes enfants là-bas, et mes petits-enfants ». Sammy Ghozlan rentre donc à la maison, auprès de ses proches. Le chef des veilleurs français, à l’écoute des victimes d’actes ou de propos antisémites depuis octobre 2000, est devenu au cours des dernières années comme le symbole de l’explosion de l’antisémitisme en France. Son départ est un symbole de plus, qui vient s’ajouter aux chiffres record, pour la deuxième année consécutive, de l’alyah française.

Mais le départ de Sammy Ghozlan n’est pas une fuite. En fait, ce n’est même pas la fin de son travail à la tête du BNVCA. « Grâce aux moyens de communication modernes, explique-t-il, je continuerai mon travail de là-bas, et je reviendrai régulièrement en France pour combattre l’antisionisme et l’antisémitisme ». Il dit pouvoir s’appuyer en France « sur la formidable équipe » qu’il a montée, et sur ses nouveaux bureaux régionaux à Lyon, Nice et Marseille.


« Je reviendrai régulièrement en France »

« Quand on a monté le bureau, se souvient-il, on n’a même pas pensé à déposer les statuts. On pensait que les pouvoirs français une fois alertés, le problème disparaîtrait. Depuis, il n’a fait qu’augmenter ». Mais en fin  de compte, dit-il ironiquement, « tous ces groupes antisionistes ont favorisé  le sionisme ».

Un autre projet est déjà sur les rails : un bureau d’observation et de résolution des cas d’endoctrinement à l’Islam radical chez les jeunes juifs. Une poignée de cas a été recensée cette année, et la ligne du BNVCA est d’ores et déjà ouverte aux parents et proches ayant besoin d’aide. En Israël, Sammy Ghozlan ne se sentira pas seul : 60% de la communauté dont il provient, en banlieue parisienne a déjà fait son alyah. Entre famille et amis, il retrouvera le pays qu’il a connu il y a bien longtemps, en voyage de noces, « alors que la Jordanie occupait la Vieille Ville de Jérusalem ».

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