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19 Novembre 2019 | 21, Heshvan 5780 | Mise à jour le 18/11/2019 à 10h46

Rubrique France/Politique

EXCLU. Le directeur de l'école juive Merkaz Hatorah: « Tout est faux »

"Les militaires sont emmenés à mettre en joue leurs fusils fréquemment" selon le directeur de l'établissement (Image d'illustration, DR)

Depuis le début de journée, une information a priori sérieuse fait le tour des medias et de la communauté juive. Dans la nuit de samedi à dimanche, un homme cagoulé, dans une voiture aurait tenté de tirer sur l’école Merkaz HaTorah. « Encore une affabulation de BFM » pour le directeur de l’établissement. « Ce n’est pas la première fois que BFM s’illustre de cette façon, de manière lamentable et complètement irresponsable » tempête Benjamin Tagger.

Ce lundi, une information, dite «  de source policière » a circulé vitesse grand V sur les réseaux sociaux. A l’origine, non pas BFM qui a bien repris l’information, mais une dépêche AFP, que la chaîne d’information continue a titré « Menacés par une arme devant un collège juif, des soldats arment leur fusil d'assaut ».

Le scénario décrit est le suivant : vers deux heures du matin dans la nuit de samedi à dimanche, une camionnette se serait arrêtée devant le collège-lycée juif du Raincy. La porte du véhicule aurait coulissée dévoilant un homme cagoulé tenant un fusil. Celui-ci aurait chargé son arme, imité par les deux soldats enclenchant leur Famas et mettant en joue l’homme au visage couvert. La camionnette aurait alors démarré en trombe, et aucun coup de feu échangé. Fin de l’histoire.

« Mais c’est de la folie, ils ont crée une psychose depuis ce début d’après-midi je ne gère que cette affaire… les coups de fils des parents apeurés, les élèves inquiets, la presse qui appelle ! » peste le directeur de l’école.


Une réaction fréquente de la part des militaires, selon le directeur

Dans les faits, selon lui, les choses se seraient déroulées de manière beaucoup plus anodine. « Une camionnette s’est arrêté devant l’école des filles à la sortie de shabbat, devant les hommes en faction. Les militaires ont levé leurs armes et la camionnette est repartie. Pas de cagoules, pas de fusils, juste un bruit non identifié. Mais les militaires sont emmenés à mettre en joue leurs fusils fréquemment » explique Benjamin Tagger. «Par exemple, il suffit qu’un motard passe devant un autre, et lève le pouce en signe de reconnaissance comme ils le font par habitude, et les militaires brandissent leurs fusils par reflexe et par prudence. Ils peuvent brandir leurs armes pour tout et n’importe quoi ».

Selon le directeur de l’établissement scolaire juif, l’information aurait donc été dramatisée à l’envi, transformant un fait fréquent lors d’une faction, en attaque terroriste potentielle.

Benjamin Tagger veut désormais faire paraître un démenti dans les chaînes d’information et les journaux concernés.

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