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28 Mai 2020 | 5, Sivan 5780 | Mise à jour le 28/05/2020 à 09h56

1er jour de Chavouot : 21h25 - 22h48

Rubrique France/Politique

Rassemblement à la mémoire d'Ilan Halimi: « Ni pardon ! Ni oubli ! »

Rassemblement jeudi soir sur le boulevard Voltaire (J.A)

Ce jeudi 12 février 2015, le rassemblement commémorant le 9è anniversaire de l’assassinat d’Ilan Halimi (zl) a été marqué par une forme émotion alors que quelques dissensions communautaires faisaient jour.

Au cri de « Ni pardon ! Ni oubli ! », plusieurs centaines de personnes s’étaient réunies boulevard Voltaire pour commémorer le 9è anniversaire de l’assassinat d’Ilan Halimi (zl). La soirée a pourtant commencé par un couac, puisque deux manifestations différentes avaient été organisées. L’une, historique, se tient chaque année devant le magasin de téléphonie mobile dans lequel Ilan Halimi (zl) travaillait, l’autre, marche partant du même magasin pour arriver jusqu’à l’HyperCacher de la porte de Vincennes.

La situation est devenue proprement ubuesque lorsque l’un des organisateurs de la marche a cru bon de battre le rappel au mégaphone alors que les orateurs du rassemblement arrivaient enfin. Les réactions de la foule, allant de l’incompréhension à l’indignation, accusaient clairement les dirigeants communautaires de privilégier la carte personnelle plutôt que de s’en tenir à une unité nécessaire en la circonstance.


Emouvante prière pour la République

L’atmosphère s’est toutefois réchauffée lorsque l’imam Rachid Birbach a entonné devant une foule médusée puis enthousiaste le chant de ralliement « Am Israël Hay ». De même, le rabbin Moché Lewin, qui représentait pour l’occasion le Grand rabbin de France Haïm Korsia, a bouleversé l’assistance par la lecture de « La prière pour la République ».

En effet, la nouvelle strophe, consacrée à l’armée française, ajoutée en 2012, résonnait avec une vérité certaine au moment où les juifs français témoignent au quotidien de leur gratitude aux soldats qui protègent les lieux à caractère juif. L’émotion était d’ailleurs palpable au moment de la minute de silence, les membres des associations de jeunesse présentes ayant mis leurs drapeaux en berne avant que ne flotte à nouveau celui, très original, confectionné par un manifestant : il associait dans la même trame le drapeau israélien et les trois couleurs de la République.

Un des orateurs pouvait conclure : « Ilan signifie arbre en hébreu. Un arbre s’enracine, ses branches s’élèvent vers le ciel, et ses feuilles nous recouvrent. Nous devons avoir de la gratitude envers Ilan, ne pas l’oublier. »

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