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15 Décembre 2017 | 27, Kislev 5778 | Mise à jour le 14/12/2017 à 14h19

16 décembre - Chabbat Mikets : 16h36 - 17h49

Rubrique Moyen-Orient/Monde

Comment Barack Obama essaie de reconquérir les Juifs américains

Barack Obama, en 2013 (Flash 90)

Deux rencontres « très intenses » ont eu lieu ce lundi 13 avril à la Maison blanche entre Barack Obama et les dirigeants des principales associations juives du pays. Entre le nucléaire Iranien et son engagement en faveur d’Israël, les sujets d’éclaircissements ne manquaient pas.

C’est peu de dire que la côte de popularité de Barack Obama a baissé chez les juifs américains. Selon un sondage publié la semaine dernière, elle serait passée, 61% de satisfaits à la fin 2014 à tout juste 50%  après le premier trimestre 2015.  Sans surprise, le nucléaire Iranien et des rapports houleux avec Benjamin Netanyahou ont terni l’image du locataire de la Maison Blanche auprès de la communauté juive américaine. Les réunions de ce lundi étaient forcément attendues, un examen de passage pour Barack Obama. A noter que l’une des réunions était consacrée aux supporteurs du Président au sein du judaïsme américain.

Les participants de la réunion avec les dirigeants ont témoigné de l’intensité de cette rencontre. « Le Président Obama apparaissait sincère. Il a été très éloquent, très émouvant. » Il a notamment déclaré qu’il aurait « honte de lui comme être humain s’il n’était pas aux côtés d’Israël, au regard de ce que le peule juif a vécu. » Position somme toute constante de l’administration américaine qui résonnait indirectement avec le discours de Benjamin Netanyahou devant le Congrès.

 

L’option militaire contre l'Iran reste « sur la table » 

Au cours de la seconde réunion, celle avec ses soutiens et bailleurs de fonds juifs, il a d’ailleurs largement été question de l’Iran puis de ses rapports avec le Premier ministre israélien. Réaliste, il s’est dit sans illusions démesurées pour les négociations sur le nucléaire, l’option militaire restant en effet « sur la table ». Sortant du langage diplomatique, il s’est épanché sur la question Netanyahou : « il n’aurait jamais fait à quelque Chef d’Etat que ce soit ce que lui a fait Benjamin Netanyahou : s’adresser à un Parlement sans s’adresser d’abord au Chef d’Etat. » Cette assertion confirmant par là qu’outre des désaccords majeurs sur l’Iran, il faudrait également composer avec les inimitiés personnelles existant entre l’occupant de la Maison Blanche et le Premier ministre israélien.

Le Président Obama a néanmoins voulu rassurer ses bailleurs de fonds en promettant qu’il respecterait le jeu démocratique Israélien. En définitive, un de ses supporteurs s’extasiait sur le fait « d’avoir un Président d’une telle qualité sur le point de conclure un accord pour la paix dans le monde et le Proche-Orient. » L’état de grâce ne semble pas absolu puisque Barack Obama a été plus qu’évasif sur le soutien d’Israël à l’ONU,  les résolutions de l’ONU seront étudiées au cas par cas avant de se prononcer. 

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