Default profile photo

06 Juin 2020 | 14, Sivan 5780 | Mise à jour le 04/06/2020 à 16h26

Chabbat Béhaalotékha : 21h36 - 23h01

Rubrique Moyen-Orient/Monde

Pour Laurent Fabius, la fermeté française sur le dossier iranien « amoindrit l'influence américaine » au Moyen-Orient

Pour le ministre français des Affaires étrangères, « Les monarchies du Golfe ont l’impression que les Etats-Unis ont choisi de privilégier l’Iran » (Flash 90)

Avec la vente de 24 Rafale au Qatar, François Hollande poursuit son entente stratégique avec les puissances sunnites de la région.

Opposé à Nicolas Sarkozy sur nombre de sujets, François Hollande a néanmoins maintenu et même accentué l’une des tendances de fond de l’action française au Moyen-Orient : son ancrage pro-sunnite. Des évolutions ont bien sûr eu lieu. Si son prédécesseur avait noué une « lune de miel » avec le Qatar, le président socialiste a quelque peu rééquilibré cette orientation en prenant davantage en compte les équilibres traditionnels dans la région. L’Elysée a ainsi opéré depuis le début de son mandat un rapprochement significatif avec l’Arabie Saoudite, gardienne de La Mecque et véritable patron d’un axe sunnite de plus en plus inquiet par les turbulences géopolitiques.

Pour autant, les relations commerciales avec le Qatar, voisin turbulent de Riyad, n’en demeurent pas moins vivaces. Paris a annoncé, jeudi 30 avril, la signature de deux contrats de vente de 24 Rafale à l’émirat. Après l’Egypte et l’Inde, c’est la troisième commande d’armement de ce type conclue cette année, alors que des discussions sont en cours avec Abu Dhabi. Au total, ce sont entre 15 et 20 milliards d’euros qui pourraient entrer dans les caisses de l’Etat en 2015.


Le Drian et Fabius, fers de lance de la diplomatie économique française

Les contrats franco-qataris, d’un montant de 6,3 milliards d’euros, ont été paraphés lundi 4 mai, à Doha, en présence de M. Hollande et de ses ministres de la défense et des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian et Laurent Fabius. Ces derniers  confirment là leur rôle de fers de lance de la diplomatie économique française, dans laquelle l’Elysée voit un relais de croissance très porteur. Et dans cette stratégie, le pouvoir d’attraction des produits de Dassault est loin d’être négligeable. 

De retour à Paris, le dossier est abordé au cours du Conseil des ministres du 6 mai. Laurent Fabius n’est pas le moins démonstratif, selon Le Canard Enchaîné d’aujourd’hui :



Alors que les tensions entre Washington et Riyad perdurent dans le dossier nucléaire iranien, la France espère en effet profiter de nouvelles opportunités aussi bien sur le plan diplomatique que sur le front économique. Invité de marque mardi 5 mai, du sommet du Conseil de coopération du Golfe, une première pour un chef d’Etat occidental, François Hollande a pu y vérifier une nouvelle fois la qualité des relations avec les forces sunnites dans la région. La position ferme de Paris dans les négociations avec l’Iran n’y est évidemment pas pour rien, comme le souligne M. Fabius, toujours cité par Le Canard.



Powered by Edreams Factory