Default profile photo

26 Octobre 2020 | 8, Heshvan 5781 | Mise à jour le 04/08/2020 à 22h39

Chabbat Lekh-Lekha : 17h48 - 18h14

Rubrique Communauté

L'UEJF fête ses 70 ans à l'Hôtel de Ville

Sacha Reingewirtz préside le mouvement depuis deux ans. (DR)

Ce mardi 23 juin, l’UEJF célébrera ses 70 ans avec un gala organisé à l’Hôtel de Ville de Paris.

« Les 70 ans de l’UEJF, c’est plus qu’une soirée ». Pour Sacha Reingewirtz, président de l’association étudiante juive depuis 2013, cet anniversaire témoignera de la pérennité « au sein de la société française, d’une parole étudiante au croisement des valeurs de la résistance, de la République et du judaïsme». En somme, la poursuite de cette triple exigence que l’UEJF porte en son cœur depuis sa création en 1944. Si son objet initial était de réintégrer des survivants des camps dans les universités françaises, les fondateurs de l’UEJF, qui provenaient d’un groupe d’étudiants juifs issu de la résistance, ont toujours eu « une forte sensibilité aux droits de l’homme », explique Sacha Reingewirtz. 

Cette sensibilité s’exprimera dans la lutte contre le racisme et l’antisémitisme mais aussi des actions pédagogiques sur le sionisme au moment où ce terme commencera à être de plus en plus mal compris en France. L’association tentera notamment de faire connaître la démocratie israélienne dans les universités françaises en y faisant venir des étudiants israéliens. « Plutôt que d’importer le conflit en France, être promoteur de la paix », résume Sacha Reingewirtz. Au quotidien, l’UEJF agit pour que l’identité juive ne soit pas vue au sein des universités comme l’expression d’un communautarisme et une cible de rejet ou de violence, et pour permettre également à tout étudiant de soutenir Israël sans crainte. 


Une voix juive étudiante

Sacha Reingewirtz admet ainsi sa fierté devant « les réalisations d’une association dont la parole autonome et l’originalité de l’action reflètent l’impertinence des étudiants et en même temps se projette dans l’avenir ». Car, malgré les menaces, « il faut continuer à porter une voix étudiante juive dans les universités et les quartiers ». Le projet CoExist, mené avec SOS Racisme, s’inscrit dans cette logique. Luttant contre les préjugés racistes et antisémites et ayant touché 15.000 élèves, il a été récipiendaire du prix national pour les valeurs de la République et fait parti des finalistes du concours « La France s’engage ». 

Toutes les générations d’anciens de l’UEJF, y compris celles des résistants et des rescapés des camps, seront donc présentes lors du gala du 23 juin qui célébrera ces 70 ans d’action. Egalement, selon les mots de Sacha Reingewirtz, « l’occasion de puiser du sein de notre mémoire dans le combat militant la capacité de trouver des pistes face à l’avenir plus que jamais menacé des juifs de France ». 

(1) Renseignements : 70ans.uejf.org

Powered by Edreams Factory