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16 Décembre 2017 | 28, Kislev 5778 | Mise à jour le 14/12/2017 à 14h19

Rubrique France/Politique

Lutter contre le BDS sur la toile

Exemple de tweet de l’opération Stop BDS (Capture d'écran)

Le point sur la lutte contre le BDS sur Internet et la bataille de viralité sur les réseaux sociaux.

Quel que soit l’avenir des partenariats d’Orange en Israël, cette séquence aura fait prendre conscience de la nécessité de s’opposer aux entreprises de délégitimation d’Israël notamment menées par le BDS. Objectif stratégique double : déjouer la rhétorique antisioniste pour mettre à nu son antisémitisme et proposer un autre récit de la réalité israélienne. Il s’agit de saper les arguments du BDS en démontrant leur inanité et leur caractère mensonger, puis éclairer avec des faits plus conformes.

Cette bataille digitale est depuis longtemps menée par StandWithUs. Cette organisation soutient Israël sur les réseaux sociaux et a créé un site dédié à la lutte contre le BDS : www.nobds.com. Une tactique similaire est suivie par Global Action for Israel.

Des initiatives individuelles remarquables ont prouvé leur efficacité. Notons celle d’Hannah Brady, étudiante du King’s College qui, à l’approche d’une semaine d’actions du BDS, avait lancé ReThink2014, campagne virale où les amis d’Israël étaient invités à se photographier pour montrer le visage souriant de l’opposition à la haine. Loin de nécessiter une logistique importante, la moindre action peut donc avoir d’immenses répercussions si elle parvient à toucher les internautes.


La vigilance est désormais de mise

Parmi les sites francophones, citons www.rootsisrael.com. Fondé par Yoram Salamon sur le constat de l’image négative de l’Etat hébreu sur la toile – comme il l’explique sur sa page : « Un jour comme ça j’ai regardé ce qui se passait sur le Net, ce qu’on y disait sur Israël. Ce que j’ai vu ne m’a pas plu » – Rootsisrael s’attache à décrire Israël « sans freins, sans filtres, sans faux-semblants ». Yoram Salamon a même interpellé le PDG de la marque française dans un billet qui démontre, cartes à l’appui, que la plupart des pays dans lesquels Orange était présent commettaient de graves violations des Droits de l’Homme. Toute focalisation exclusive du géant des télécommunications sur de prétendues atteintes commises par Israël démontrerait une stratégie politico-commerciale bien contradictoire car adossée sur une vision parcellaire de l’humanisme. Repris par l’édition française du Huffington Post, l’article de Yoram Salamon a été partagé plus de 10.000 fois sur les réseaux sociaux.

Ce lundi 8 juin, une campagne sur Twitter intitulée « opération stop BDS » (#TweeteCommeBDS), avec des punchlines telles que « J’ai décidé de boycotter tout ce qui est fabriqué en Israël : j’ai froid dans ma grotte », était également lancée.

Autres activistes francophones, les Basterds. Nommés d’après « Inglourious Basterds », le film de Quentin Tarantino qui narre les opérations coup-de-poing d’une brigade juive chargée de terroriser les nazis, les Basterds se sont distingués en affichant et archivant les preuves de l’antisémitisme de nombreux internautes. Les Basterds ont ciblé le BDS dans une vidéo qui rappelle l’illégalité du boycott d’Israël, dénonce les membres antisémites de cette organisation et interroge la sympathie qu’elle entretient notamment par ses sections françaises avec des groupes terroristes comme le FPLP, le Hamas, le Jihad islamique ou le Hezbollah. Les Basterds de résumer : « Il n’y a pas pire aveugle… que celui qui ne veut pas voir votre hypocrisie ».

La vigilance est bien désormais de mise. Outre la judiciarisation, c’est l’émergence de contre-discours et de manifestations contre le BDS qui se donneront pour objet de répandre la vérité.

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