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17 Décembre 2018 | 9, Tevet 5779 | Mise à jour le 17/12/2018 à 17h07

Rubrique Israël

Les derniers secrets d'Entebbé

Le sac portant le logo "Uganda Duty Free" (Centre Yitzhak Rabin)

39 ans après l'extraordinaire opération de sauvetage des otages, une exposition et les archives de Tsahal révèlent les acteurs du drame sous un jour inédit.

Le Centre Itzhak Rabin à Tel-Aviv propose à partir du 10 juillet l’"Opération Yonathan", la première exposition jamais consacrée à la libération des otages du vol Tel-Aviv Paris d'Air France, détourné sur l'Ouganda en 1976 par un commando du FPLP. C'est un ancien agent du Mossad, Avner Avraham qui a voulu raconter à travers des objets, des documents et des témoignages, ce qui a été un des événements les plus dramatiques de l'histoire d'Israël. Avraham a passé des mois à explorer les archives du Mossad et surtout à retrouver les passagers, les soldats et les agents qui s'étaient retrouvés au cœur de l'histoire et les a convaincus de lui confier ce qu'ils avaient conservé toutes ces années.

Sont ainsi exposés les tefillins qu'Akiva Laxer avait dans ses bagages. L'ancien otage se souvient qu'au terroriste intrigué par les lanières de cuir et qui lui demandait si c'était un moyen de communication, il avait répondu « oui. Avec Dieu ». La famille Almog quant à elle, a conservé le sac en plastique portant le logo "Uganda Duty Free" dans lequel les terroristes avaient mis les savonnettes qu'ils avaient distribuées aux otages. 


Fiches signalétiques des services français

Avraham a aussi retrouvé les photos aériennes du terminal qui avaient permis de préparer le raid de l'unité Matkal de Tsahal. Les clichés avaient été pris pendant la prise d'otages par un pilote du Mossad qui avait survolé l'aéroport d'Entebbe en prétextant des ennuis mécaniques. Il repart sur Nairobi d'où il envoie les photos à Itzhak Rabin, qui voyant qu'il n'y avait pas de missiles sol-air sur la piste, donne le feu vert pour l'opération.

Il y a encore les fiches signalétiques, établies par les services français sur la base des renseignements donnés par les otages non-israéliens, que les terroristes avaient relâchés et qui ont été précieuses pour les soldats qui ont donné l'assaut : « Terroriste No 3 blond, n'a pas l'air arabe ; se prétend palestinien ; yeux clairs, cheveux longs aux épaules ». Autant de traces, ajoutées aux archives de Tsahal, qui ajoutent une dimension humaine à l'exploit.

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