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15 Décembre 2017 | 27, Kislev 5778 | Mise à jour le 14/12/2017 à 14h19

Rubrique Moyen-Orient/Monde

"Face à l'Iran, les Etats-Unis doivent livrer des bombes anti-bunker à Israël", recommandent deux anciens conseillers d'Obama

Dennis Ross a quitté l'administration Obama à la fin 2011 (DR).

Dans un texte paru dans le Washington Post, Dennis Ross et David Petraeus appellent l'administration démocrate à laisser ouverte l'option militaire face à l'Iran.

La tribune est signée par deux anciens membres de haut niveau de l'administration Obama. Dennis Ross, conseiller du président sur les affaires moyen-orientales pendant son premier mandat, et David Petraeus, ex patron de la CIA et surtout père du surge américain contre les djihadistes en Irak en 2006, appellent, mercredi, dans le Washington Post, la Maison Blanche à tracer de manière claire une ligne rouge à l'Iran en cas de violation des accords et à renforcer la sécurité d'Israël en lui fournissant de nouveaux armements capables de bombarder, le cas échéant, les sites nucléaires iraniens.

"Il est temps maintenant de rendre clair qu'il y aura un pare-feu entre l'état de seuil de l'Iran et sa possession de l'arme nucléaire. Il est temps maintenant pour les Iraniens et pour le monde de savoir que si l'Iran se précipite vers l'arme [nucléaire], particulièrement après la 15e année, cela précipitera l'usage de la force. A ce stade, il sera trop tard pour que des sanctions préviennent le fait accompli iranien".


15 ans et après? 

L'accord de Vienne, signé le 14 juillet par les représentants de la communauté internationale (Etats-Unis, Chine, Russie, France, Grande-Bretagne, Allemagne), l'Iran et l'Agence internationale à l'énergie atomique, prévoit la suspension des efforts de militarisation du programme nucléaire iranien à travers un net ralentissement en matière d'enrichissement de l'uranium et un contrôle des activités de retraitement du plutonium, les deux voies pour fabriquer une bombe atomique. Les adversaires du textes pointent néanmoins depuis un mois et demi les nombreuses zones d'ombres du Joint Comprehensive Plan of Action, en particulier le caractère provisoire - entre 10 et 15 ans pour l'essentiel du programme - des mesures restrictives exigées de l'Iran. "Que se passera-t-il la 15e année?" s'inquiètent Israéliens et Saoudiens notamment. Une date butoir que mettent en exergue dans leur texte Ross et Petraeus.


Des GBU, vite
Autre point intéressant de la tribune, la question de la livraison aux Israéliens de bombes anti-bunker GBU de dernière génération, capables de perforer les sites iraniens les plus enfouis, à l'instar de Fordow, près de Qom. Ce n'est pas la
première fois que Dennis Ross, l'un des diplomates américains les plus expérimentés, recommande au pouvoir démocrate de renforcer les capacités d'attaque de son allié et de dissuader Téhéran de s'engager à moyen terme dans une course effrénée à la bombe. Ross et Petraeus ont-ils toujours l'oreille de la Maison Blanche? On peut en douter.  

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