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24 Août 2019 | 23, Av 5779 | Mise à jour le 08/08/2019 à 12h19

Rubrique Culture/Télé

Au nom de toutes les Anne Frank

Après que l’un de ses élèves, transformé en « un monstre d’arrogance et de certitude dissertant sur le conflit israélo-palestinien », a commis un attentat, un jeune professeur, convaincu de sa mission et en proie au remord, décide d’en finir. Seul, il entreprend en une nuit d’écrire à Anne Frank dont l’élève avait brûlé le Journal en classe. En cherchant l’espoir dans les mots de la jeune fille, en imaginant le dialogue qu’ils auraient eu, il mêle sa propre vie -ses racines juives, kabyles et andalouses- à celle de cette petite sœur juive dont il dresse un portrait sensible et inédit. Parce qu’il sait, comme le père d’Anne, que les mots relient à la vie, il pressent que de cette confrontation épistolaire découleront l’espoir, le désir de lutter contre l’obscurantisme ou la fin. Le narrateur, que l’on suit jusqu’au bout de la nuit, a de nombreux points communs avec l’auteur dont celui de poser sur notre époque un regard lucide, libre, courageux et plein d’humanité.


Hafid Aggoune, «Anne F.», Plon, 165 pages, 15,90 euros 

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