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25 Octobre 2021 | 19, Heshvan 5782 | Mise à jour le 04/08/2020 à 22h39

Rubrique Israël

A Jérusalem, la guerre au coin de la rue

Mardi matin, sur le lieu de l'attentat contre un bus à Jérusalem, dans le quartier d'Armon Hanatsiv (Flash 90)

3 tués Israéliens depuis ce matin dans deux attaques à Jérusalem. Les terroristes surgissent partout et le sentiment d’insécurité est de plus en plus fort.

Dans le centre de Jérusalem, les rues sont presque vides. Des voitures de police stationnent ou patrouillent. Les ambulances circulent dans les couloirs de bus. Personne ne flâne, ceux qui se risquent à l’extérieur marchent vite, en regardant autour d’eux. Dès qu’une sirène retentit, tout se fige, on essaie de voir ce qui se passe ou on se jette sur son téléphone pour savoir d’où vient le coup et si tout le monde va bien.

 L’angoisse est palpable partout. De plus en plus, dans le bilan des attaques au couteau, il faut ajouter les personnes choquées, qu’il faut traiter sur le terrain ou parfois hospitaliser. Le phénomène est connu, on le voit à l’œuvre à chaque confrontation : pendant la  2e intifada, lors de l’opération Bordure Protectrice. La proximité de la violence, l’exposition à l’événement lui-même, sont évidemment les premiers facteurs de traumatisme.

 

Angoisses

Mais il  y a aussi le phénomène d’accumulateur que les psychologues israéliens connaissent bien et qui est une des manifestations du syndrome de stress post-traumatique. Une nouvelle expérience de violence peut réveiller un traumatisme ancien, qui se traduit par des angoisses, des troubles de concentration, voire une incapacité totale à fonctionner.

Les services sociaux et des associations spécialisées dans l’aide aux victimes traitent les personnes choquées ou souffrant de post-traumatisme. Il y a aussi un travail particulier à faire avec les enfants à qui il faut donner un encadrement psychologique.

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