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15 Décembre 2017 | 27, Kislev 5778 | Mise à jour le 14/12/2017 à 14h19

16 décembre - Chabbat Mikets : 16h36 - 17h49

Rubrique Israël

Ilana, étudiante française à Jérusalem : « La tension est terrible dans la rue quand je sors de cours »

Des jeunes Israéliens armées sur le marché de Mahané Yehouda à Jérusalem (Flash 90)

La vague de lames qui ensanglante Israël impose aux jeunes gens venus étudier en Israël de s’intégrer rapidement à la société. Le témoignage d’une étudiante à Jérusalem.

Quitter la France pour venir étudier en Israël, puis ensuite y vivre, un choix toujours délicat que de plus en plus de jeunes bacheliers réalisent. Mais arriver en Terre sainte alors que la terreur frappe quotidiennement demande un courage et de grandes facultés d’adaptation.

Ilana, 20 ans, à quitté la ville de Pantin pour une grande école de Jérusalem où elle suite une préparation aux études supérieures.

« C’est tout frais, dit-elle. Je suis arrivée à Jérusalem ce matin ndlr, mardi). J’étais censée reprendre les cours dès dimanche, mais j’avais l’appréhension de venir ici avec tout ce qu’on entendait. J’étais à Netanya chez de la famille entre-temps. Je suis décidée hier soir. »

 

Une décision loin d’être simple à réaliser.

« Je voulais prendre un taxi conduit par un francophone. Beaucoup de taxis ont refusé de m’accompagner ; ils me disaient qu’ils ne prendraient pas le risque et me  conseillaient de patienter une semaine. »

 

"On sent la tension"

Un Israélien accepte finalement de la conduire ce mardi matin. Une fois sur place, Ilana découvre la réalité de la ville trois fois sainte.

« On sent la tension. L’atmosphère est assez lourde. Les gens sont plus angoissés que ce que je ne croyais. La tension était terrible dans la rue quand je suis sortie de cours. Au premier cours de ce matin, la professeur de Kodesh a été directe : il faut faire très attention dehors, ne pas prendre de risque, respecter des consignes de sécurité. C’était une entrée en matière un peu brutale, mais il fallait nous briefer. »

 

Logée à « 5-6 minutes de l’école », elle ne peut aller en ville.

« On n’a pas le droit de sortir ce soir. On ne peut pas faire les courses. Heureusement que j’avais déjà prévu des choses pour manger ce soir. On va rester à l’appartement avec mes colocataires. »

 

De là à regretter sa venue en Israël ? « Je suis un peu déçue, mais c’est comme ça. En plus, cela faisait un an que j’attendais de pouvoir venir en Israël, donc… » L’école où elle étudie a prévu de faire accompagner chacune des élèves entrer l’établissement et leur logement.

 

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