Default profile photo

18 Juillet 2018 | 6, Av 5778 | Mise à jour le 18/07/2018 à 13h28

Rubrique Israël

Exclusif

Le rabbin agressé samedi à Marseille raconte : «L’agresseur n’avait rien d’un fou »

«Nous avons été attaqués tout à côté d’un café. Les clients ont assisté à la scène mais aucun d’entre eux n’est intervenu » (DR)

C’est en se rendant à la synagogue Minhat Chalom qui se trouve à la rue Dragon, dans le centre-ville de Marseille, que le rabbin A, accompagné de son fils, âgé de dix-neuf ans et d’un ami, âgé de 44 ans, ont été agressés. Encore très choqué, deux jours après les faits, il a accepté de raconter en détail la façon dont les choses se sont déroulées. Afin de rétablir certaines vérités.

«Il était environ 7 heures 10 lorsqu’avec mon fils et un ami nous marchions sur le cours Lieutaud pour nous rendre à la synagogue de la rue Dragon où l’office commence à 7 heures 30. Face à nous, un homme s’approche. Alors que nous nous écartons pour le laisser passer, il lève ses bras en l’air puis m’envoie un coup de poing au niveau de la poitrine, si violent qu’il me fait tomber en arrière. Il tape ensuite sur mon fils, de façon tout aussi violente au niveau du sternum. Lui au moi sommes au sol, choqués par ce qu’il vient de nous arriver. L’agresseur revient alors vers nous en sortant un couteau de sa sacoche. Ses mots ne sont pas clairs, mais il semble proférer quelque chose qui ressemble à « Allah Akbar ».

Mon ami tente de faire barrage. En s’interposant, il se prend un coup couteau dans le ventre. Voyant le sang couler, l’agresseur, de type arabo-musulman, âgé d’une trentaine d’années et visiblement éméché jette alors son couteau et s’enfuit ».  


Indifférence

L’épaisse veste en cuir que portait l’ami du rabbin lui a sans doute sauvé la vie. Touchée au ventre, la victime s’en est sorti avec neuf points de suture. S’il avait été plus profond, ce coup de couteau aurait pu toucher son foie. Quant au rabbin, il n’en revient toujours pas de l’indifférence dans laquelle cette scène s’est déroulée.

«Nous avons été attaqués tout à côté d’un café. Les clients ont assisté à la scène mais aucun d’entre eux n’est intervenu », raconte-t-il. Quant au fait que l’agresseur serait un déséquilibré, le rabbin est formel : «C’est bien parce que moi et mon fils portons une barbe et un chapeau que nous avons été attaqués. L’agresseur n’avait rien d’un fou lorsqu’il s’est rué sur nous ». 

Powered by Edreams Factory