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11 Décembre 2017 | 23, Kislev 5778 | Mise à jour le 10/12/2017 à 13h04

16 décembre - Chabbat Mikets : 16h36 - 17h49

Rubrique France/Politique

Gilles William Goldnadel: "Les juifs de France ont fini par comprendre la nature anti-occidentale et antijuive de l’islamisme criminel"

Crédit DR

Le billet de G.W. Goldnadel, Président de France-Israël et d’Avocats Sans Frontières.

Comment faire comprendre à nos concitoyens, à nos frères non juifs que ce vendredi noir, terrible, horrible, qui vient d’ensanglanter détestablement notre pays bien-aimé, nous sommes, hélas, un peu mieux placés qu’eux pour le comprendre ? Celui qui signe cet article est lui-même bien placé pour savoir que beaucoup de juifs de France, eux-mêmes, ont mis bien du temps pour appréhender convenablement les mauvais temps qui venaient. Il se trouve encore, notamment au sein des organes représentatifs communautaires, des retardataires. Mais enfin, les juifs de France ont payé dans leur chair suffisamment cher pour avoir quelques tristes longueurs d’avance. Oui, ce qui est arrivé était hautement prévisible.

Oui, ce sont trente années de complaisance politique et médiatique envers la radicalité islamique qui ont fait le lit de la terreur. 

Oui, c’est la pensée gauchisante, le faux antiracisme, la xénophilie et sa sollicitude victimaire pour l’Autre, et son pendant, la détestation de tout ce qui est occidental, blanc, chrétien, juif, sioniste qui ont cultivé le bacille de la haine dans les éprouvettes européennes et l’ont inoculé chez des jeunes acculturés en Occident comme en Orient. 


«Ce sont trente années de complaisance politique et médiatique envers la radicalité islamique qui ont fait le lit de la terreur»

Oui, c’est cette idéologie qui a empêché toute critique de l’islam conquérant sous peine d’être taxé de raciste islamophobe et toute limitation raisonnable de l’immigration islamique. Seule cette idéologie, abandonnée du peuple taxé de populiste, mais encore vivace dans les salles de rédaction et les salons politiques ou artistiques, peut expliquer que même après les massacres du 17 janvier, il est resté interdit, sauf pour les hardis, de s’interroger sur la dangerosité d’une migration irrésistible venant d’Orient et qui fait passer la sollicitude pour l’Autre avant le souci pour ses propres enfants. Une semaine avant le vendredi noir, l’Europe impuissante, désemparée, incapable de protéger ses propres frontières, trouvait l’arrogance de s’arroger le droit de vouloir déterminer les frontières à venir entre Israël et la Palestine et de discriminer le seul État juif en l’étiquetant à part. La même Europe, incapable de soumettre la Turquie au même traitement quand celle-ci occupe une partie d’un pays européen nommé Chypre.

La même Europe, si oublieuse de ses racines culturelles judéo-chrétiennes qu’elle a accepté de voter à l’Unesco une résolution émanant de l’Autorité palestinienne et qualifiant d’islamique le caveau des patriarches…La même et insouciante Europe, qui, précisément, en est réduite à confier son sort au sultan mégalomane ottoman plutôt que de se résoudre à résoudre elle-même ce qu’il est défendu de nommer invasion.

Oui, les juifs de France ont compris, ou plutôt fini par comprendre, la nature profonde, raciste, anti-occidentale, antijuive, antichrétienne, antidémocratique de l’islamisme criminel. Ils font désormais la différence entre l’humanité et la naïveté, entre l’indulgence et la faiblesse, entre la détestation du racisme et l’antiracisme de posture, entre l’asile et son dévoiement, entre l’hospitalité et son intrusif abus. Le reste de la population française la suit désormais dans cette différenciation entre le bien et les ruses du mal. Enfin.

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