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24 Octobre 2017 | 4, Heshvan 5778 | Mise à jour le 23/10/2017 à 19h07

28 Octobre - Chabbat Lekh Lekha : 18h21 - 19h23

Rubrique Régions

BHL défend les valeurs de l’AUJF

Bernard-Henri Lévy lors du dîner de gala de l’Aujf Marseille (DR)

Allant bien au-delà de la promotion de son dernier livre «L’Esprit du judaïsme », le philosophe a su s’adresser aux donateurs de l’Appel Unifié en faisant raisonner en eux la fibre marseillaise qui les caractérise aussi.

Il ne devait initialement s’agir que d’un dîner de gala. Mais à la vue de la liste d’attente qui, ne cessait de s’allonger, Xavier Nataf, le directeur de l’AUJF Marseille a demandé à Bernard-Henri-Lévy s’il accepterait de jouer les prolongations. Ou plutôt les anticipations. Car c’est avec plaisir et enthousiasme que le philosophe a accepté d’être au centre d’un déjeuner de gala, outre le dîner prévu dans la soirée.
Ainsi, jeudi 3 mars, ce sont quelque cinq cents personnes qui, entre le midi et le soir, ont assisté aux repas de gala de l’AUJF, qui se sont déroulés dans les Salons de l’Hôtel Intercontinental. Des repas au centre desquels Bernard-Henri-Lévy est allé bien au-delà de la présentation de son dernier livre. « Il a été lui-même un ambassadeur de l’Appel. Il a rappelé aux participants qu’ils étaient avant tout là pour donner afin de promouvoir et concrétiser nos valeurs », résume Xavier Nataf. Pour le responsable communautaire, la présence de BHL a permis de réussir pleinement ce gala annuel. « Des personnes qui ne nous connaissaient pas ou qui s’étaient éloignées de nous sont ainsi revenues avec plaisir », reconnaît Xavier Nataf, convaincu que la récolte des dons de cette année sera nettement supérieure à celles des années précédentes. Ces dons seront ensuite reversés dans la cagnotte nationale de l’AUJF, puis redistribués pour financer des actions caritatives développées sur tout le territoire ainsi qu’en Israël.
Face à ce public marseillais, Bernard-Henri Lévy a longuement parlé de la cité phocéenne avec laquelle il entretient visiblement un rapport affectif particulier. Il a ainsi rappelé qu’il avait vécu au cœur de cette ville, sur le boulevard Perier plus précisément, durant quelques années. Il a aussi rendu un hommage appuyé à Albert Cohen ainsi qu’à son héros, Solal. Puis, revenant sur les théories qu’il développe dans « l’Esprit du Judaïsme », le philosophe a expliqué en quoi le judaïsme n’était pas un particularisme mais un universalisme, une certaine transcendance des différentes identités, permettant de les enrichir. Partisan d’un « judaïsme positif », qui serait tout l’opposé d’un judaïsme de l’angoisse, il a su, malgré les vicissitudes, insuffler un certain optimisme identitaire à tous les participants, absolument ravis de la rencontre.

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