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20 Septembre 2017 | 29, Elul 5777 | Mise à jour le 20/09/2017 à 12h11

Rubrique France/Politique

Une journée contre l’islam radical

Manuel Valls (DR)

Lundi 4 avril, des organisations et des Think Tanks organisaient « Le sursaut », un forum de réflexion pour lutter contre l’islam radical et le populisme. Manuel Valls était présent.

Lever de rideau contre le populisme et l’islam radical ? Non loin d’une place de la République en sursis face aux séismes qui secouent le pays, le théâtre Dejazet a fait salle comble toute la journée du 4 avril pour accueillir « Le sursaut ». Plus qu’une prise de conscience, une véritable exhortation à s’éveiller. Car les germes d’une guerre civile déchirent un peu plus chaque jour l’illusion ouatée d’une paix évanouie.
Ce souffle nouveau se voulait transgénérationnel et transpolitique, afin que la lutte idéologique contre le populisme et l’islam radical rassemblât le plus de volontés disponibles. L’AJC (American Jewish Committee) avec Simone Rodan Benzaquen côtoyait ainsi la fondation pour l’innovation politique de Dominique Reynié et la fondation Jean Jaurès de Gilles Finchelstein. Bruno Le Maire n’était pas loin de Raphaël Glucksmann et de Gilles Kepel, tout comme Jean Birnbaum, de Delphine Horvilleur.
Offensif, le message de la journée était, par la voix de maître Richard Malka, l’avocat de Charlie Hebdo, on ne peut plus clair : « Stop aux bons sentiments » s’ils nuisent à la défense de la République. Didactique, la journée aura développé trois mouvements : « que se passe-t-il ? », pour une cartographie du mal qui a pris l’Europe en tenailles, « qu’est-ce qui est fait ? », pour constater la difficulté de le vaincre, « et nous, on fait quoi ? », pour que, selon l’élue PS Céline Pina, chacun puisse « reprendre la parole et le flambeau ».
Au terme du forum, Manuel Valls a réaffirmé que « l’essentiel, c’est la bataille culturelle, identitaire. Si nous ne gagnons pas cette bataille, on oublie tout. L’essentiel c’est comment on reconstruit la République, pas simplement dans les quartiers mais dans le pays ».
Le succès de cette première édition du « Sursaut » en appelle d’autres. Pas parce que la salle devrait encore une fois être comble, mais parce que devant l’ampleur de la tâche, on ne peut faire l’économie de mots pour panser une société où le mal court. 

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