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20 Janvier 2022 | 18, Shevat 5782 | Mise à jour le 04/08/2020 à 22h39

Rubrique France/Politique

Sur l'Unesco, le mea culpa de François Hollande

Crédit DR

La France pourrait réviser en octobre sa position sur les lieux saints.

Plus les jours passent, plus l’exécutif français prend ses distances avec le vote qui fut le sien, le 14 avril, à l’Unesco. C’est un revirement en trois temps auquel on assiste depuis dix jours, entre regrets sur la forme et remise en cause plus franche. Le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, avait été le premier à tirer à vue sur une « résolution mal rédigée » qui a suscité une vive émotion au sein de la communauté juive. « Il ne fallait pas l’adopter » résumait-il, le 9 mai, devant les amis du Crif.
Deuxième acte : Manuel Valls regrette, deux jours plus tard, lors des questions au gouvernement, des « formulations malheureuses, maladroites, qui heurtent et qui auraient dû être incontestablement évitées, comme ce vote ». Un discours repris, pendant le week-end, par le ministre des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, alors en visite en Israël. Entre les lignes s’affiche un léger virage après les explications du Quai d’Orsay qui, dans un point presse,  le 25 avril, justifiait le vote français en faveur de « la préservation du statu quo à Jérusalem, qui est menacé ».


"Personnellement"
Mardi, c’est enfin au tour de François Hollande de prendre position publiquement, au micro d’Europe 1. « Il y a eu un amendement fâcheux des Jordaniens […] qui a brouillé ce texte », a déclaré François Hollande. « Je prends l'engagement, puisqu'il y aura une nouvelle résolution au mois d'octobre, [d’être] extrêmement vigilant et je la regarderai personnellement. Il n'est pas possible que les lieux saints puissent être mis en cause ou en doute quant à l'appartenance aux trois religions » a ajouté le président. Dans un courrier de réponse adressé, le 11 mai, au président du Consistoire Central, Joël Mergui, le président avait déjà annoncé avoir demandé cette fois à M. Ayrault de suivre « personnellement l’élaboration de la prochaine résolution sur ce sujet », en octobre, au conseil exécutif de l’Unesco. On n’est plus à un revirement près.

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