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03 Juin 2020 | 11, Sivan 5780 | Mise à jour le 03/06/2020 à 08h06

Chabbat Nasso : 21h31 - 22h56

Rubrique Moyen-Orient/Monde

Le Ramadan, période plus propice au terrorisme ?

Larossi Aballa a prêté allégeance à l'Etat islamique deux jours avant l'attaque terroriste de Magnanville (DR)

Depuis le 6 juin, des attaques ont eu lieu en Israël, aux Etats-Unis et en France. Le calendrier musulman est-il la seule explication à la recrudescence des attentats ?

En Israël, le mois du Ramadan a toujours été considéré comme une période sécuritaire sensible. La participation aux prières et aux prêches dans les mosquées, comme les pèlerinages sur le Mont du Temple ont toujours constitué un facteur supplémentaire de risque de frictions et d’incidents. Et quand le Ramadan coïncide avec un climat déjà tendu, la conjonction peut avoir un effet dévastateur. En 2014, il avait débuté pendant l’escalade de la violence qui avait conduit à l’opération Bordure Protectrice à Gaza.

Le Ramadan est l’occasion pour les groupes ou les régimes islamistes de diffuser des messages qui doivent exalter le Jihad ou mobiliser les fidèles pour la défense de l’islam contre ses ennemis supposés. Les chaines de télévision arabes se sont ainsi fait une spécialité des fictions antisémites, particulièrement prisées par le public.


Le poids de l'histoire

Aujourd’hui relayés par les réseaux sociaux, les appels d’organisations comme Daech peuvent toucher un très large public, multipliant ainsi ses chances de passage à l’acte terroriste, sans avoir forcément recours à des commandos structurés et entraînés.

L’histoire du monde arabo-musulman ne manque pas de guerres qui ont eu lieu pendant le Ramadan et dont les premières cibles sont d’ailleurs bien plus musulmanes qu’occidentales. Aujourd’hui, un nouveau front est ouvert par Daech contre l’Occident. Ses attaques peuvent se multiplier avec le Ramadan, mais elles ne cesseront pas avec lui. 

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