Default profile photo

29 Mai 2017 | 4, Sivan 5777 | Mise à jour le 29/05/2017 à 15h58

Chabbat Nasso : 21h28 - 22h52

Rubrique France/Politique

Lydia Benattar : « Comment ça va... sur ma planète ? »

Le billet de la semaine par Lydia Benattar, rédacteur en chef d’Actualité Juive.

Actuellement 9 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté en France. D'une part il y a ceux qui touchent moins de 1 008 ? par mois. Après avoir payé le loyer, l'eau, l'électricité et parfois le chauffage, que leur reste-t-il pour manger ? C'est souvent le cas des familles monoparentales de plus en plus nombreuses, des chômeurs au RSA en fin de droit, des retraités au faible revenu. Le nombre de familles avec enfants augmente et évidemment les enfants sont les victimes collatérales. Egalement sont concernés un million et demi de jeunes de 18 à 30 ans, études secondaires, supérieures, diplômés, qui n'ont pas trouvé d'emploi et qui ne remplissent pas les critères pour recevoir le fameux sésame, le RSA. La paupérisation des classes moyennes et populaires a très nettement augmenté. La France vit mal, plus mal qu'après l'alerte et la crise de 2012, de quoi s'alarmer sérieusement. Samedi 26 novembre les restos du cœur ouvrent, avec de plus en plus de demandeurs de tous horizons.

Tous unis contre la précarité

Aujourd'hui dans la communauté, nous sommes dans le mois de la Tsedaka du 15 novembre au 15 décembre. C'est un devoir d'aider son prochain selon la halakha. La communauté n'est pas épargnée, au contraire. Et lorsque les personnes reconnues juives, s'adressent par pudeur aux associations non juives, celles-ci les renvoient à leur communauté. Toutes les associations juives caritatives sont dépassées par les demandes de personnes, familles et enfants qui ne mangent pas aujourd'hui à leur faim, et qui parfois sont aussi sans abris. Nous ne devons pas rester insensibles. N'oublions pas que souvent ces personnes ne disent pas leur désarroi, se cachent par honte et fuient les aides possibles. Nous nous devons de les recenser pour les aider. Dans vos villes, synagogues, elles sont à côté de vous, de nous. Des drames peuvent être évités, c'est ça la solidarité communautaire, c'est la mission de chacun d'entre nous aussi. Comme le radiothon avec les radios juives qui se sont unies, dimanche dans toute la France, mobilisant les journalistes, les people, les parrains et tous les bénévoles de la Tsedaka. Et aussi sur les réseaux sociaux, un élan très émouvant. Dans l'unité pour nos coreligionnaires. « N'abandonne pas ton Frère dans le besoin ».

« Nous ne devons pas rester insensibles. »

C'est pourquoi, le but cette semaine, de ce numéro spécial Tsedaka est de vous mobiliser, de vous interpeller face aux dangers, aux drames à essayer d’éviter. Aujourd'hui plus qu'hier. En temps que média communautaire, nous demandons à tous nos lecteurs de ne pas rester insensibles à la mobilisation contre ce fléau. Nos frères souffrent, écoutons leur appel. Parfois un petit rien suffit pour tout changer, ça fait tellement de bien !
Comme chante Claudio Capéo : « Comment ça va... je répondrais comme ci, comme ça.
Aujourd’hui j’ai le cœur qui bat. Ça va, ça va mais pas de quoi vraiment faire la fête ».

Powered by Edreams Factory