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16 Décembre 2017 | 28, Kislev 5778 | Mise à jour le 14/12/2017 à 14h19

Rubrique Moyen-Orient/Monde

Présidentielles américaines: ce que disent les candidats sur Israël et le Proche-Orient

La sénatrice démocrate et le candidat républicain ont pris le temps de rencontrer le Premier ministre israélien en septembre dernier à New York. Israël reste un enjeu fort dans la campagne présidentielle américaine. Voici leurs positions sur quelques points clés.

L'ambassade des Etats-Unis à Jérusalem

Hillary Clinton : la candidate démocrate reste sur la ligne suivie par les administrations américaines successives. Sur son programme, elle indique que « si Jérusalem demeure un sujet relevant des négociations sur le statut définitif [du règlement du conflit israélo-palestinien] elle doit rester la capitale d'Israël, une ville indivisible accessible aux personnes de toutes les religions ».

Donald Trump : le candidat républicain n'a pas hésité à promettre qu'il transférerait dès son élection l'ambassade américaine de Tel-Aviv à Jérusalem, qu'il reconnaîtrait comme « la seule vraie capitale d'Israël. Jérusalem est la capitale éternelle du peuple juif et l'écrasante majorité du Congrès a voté la reconnaissance de Jérusalem en tant que telle ».

Les résolutions anti-israéliennes à l'Onu et à l'Unesco

Hillary Clinton :
la candidate démocrate n'a pas réagi personnellement aux récentes résolutions de l'Unesco. Toutefois, une de ses conseillères a jugé « scandaleux que l'Unesco puisse nier le lien profond, historique entre le judaïsme et le Mont du Temple ». A plusieurs reprises au cours de sa campagne, Hillary Clinton a assuré qu'elle continuerait à soutenir l'Etat d'Israël. « Nous ne laisserons jamais les adversaires d'Israël croire qu'ils peuvent créer une brouille entre nous ».

Donald Trump : le républicain a dénoncé les textes de l'Unesco comme une « preuve supplémentaire de l'énorme préjugé anti-israélien de l'Onu ». Lorsqu'il s'était exprimé devant la conférence de l'AIPAC, le lobby américain pro-israélien en mars dernier, Donald Trump avait affirmé que dès son entrée à la Maison-Blanche, il veillerait à ce qu'Israël ne soit plus traité comme « un citoyen de seconde zone ».

La construction israélienne en Judée-Samarie


Hillary Clinton : la candidate démocrate a suivi de près la question lorsqu'elle était Secrétaire d'Etat de la première administration Obama. Plus prudente que le Département d'Etat actuel devenu beaucoup plus critique à l'égard de la construction en Judée-Samarie, Hillary Clinton la considère comme « contreproductive » à la relance des pourparlers de paix. Elle assure qu'elle se tient dans la ligne constante des gouvernements républicain et démocrate, pour parvenir à la solution à deux Etats.

Donald Trump : le candidat républicain joue de son côté la rupture totale avec la position traditionnelle de Washington. Israël ne doit pas cesser de construire au-delà de la Ligne verte. « Je ne pense pas qu'il doive y avoir un arrêt [de la construction]. Israël doit vraiment continuer. Il faut qu'il aille de l'avant ». Son conseiller David Friedman a lui aussi soutenu ouvertement la poursuite de la construction dans les implantations.

La future ligne américaine au Proche-Orient

Hillary Clinton :
l'ancienne Secrétaire d'Etat de Barack Obama s'était comportée en "faucon", poursuivant le soutien aux régimes autoritaires en place, mais en encourageant aussi une intervention en Libye. Elle n'avait pas anticipé les révoltes arabes. Aujourd'hui, elle maintient sa ligne sur le bien-fondé de l'accord sur le nucléaire iranien, soutient l'accroissement de l'aide militaire aux adversaires d'Assad en Syrie, et veut conserver de bonnes relations avec les pays arabes sunnites pro-occidentaux.

Donald Trump : le candidat républicain pourrait renouer avec l'ancien isolationnisme des Etats-Unis. Il a dénoncé le fardeau financier de l'aide militaire que l'Amérique octroie à ses alliés – dont Israël – que les bénéficiaires devraient commencer à rembourser. Sur l'Iran, Donald Trump s'aligne sur la position de Binyamin Netanyahou et affirme que sa priorité sera de faire annuler l'accord sur le nucléaire iranien, « un accord désastreux pour Israël, pour l'Amérique et pour le Moyen-Orient ». Il évoque un retrait américain du Proche-Orient, mais promet aussi de « détruire Daech ».

Le BDS

Hillary Clinton : la sénatrice démocrate avait dû prendre position quand sa communauté, l'Eglise méthodiste avait entamé un débat sur l'adhésion au mouvement de boycott, désinvestissement et sanctions contre Israël. « Je pense que le BDS cherche à punir Israël et à imposer la façon dont Israéliens et Palestiniens doivent résoudre les questions qui sont au cœur du conflit. Ce n'est pas la bonne voie vers la paix ». L'Eglise méthodiste a finalement renoncé à soutenir le BDS.

Donald Trump : le candidat républicain ne s'est pas exprimé personnellement sur la question. En revanche, un de ses conseillers, Jason Greenblatt a clairement pris position contre le mouvement : « Le BDS est une forme moderne d'antisémitisme, purement et simplement. Le BDS nuit aux Israéliens, aux Palestiniens et à l'espoir de paix. Le mouvement du BDS ne cherche pas à promouvoir la paix ni la coexistence. Il ne cherche pas à bâtir un avenir meilleur pour les Israéliens et les Palestiniens ».

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