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15 Octobre 2018 | 6, Heshvan 5779 | Mise à jour le 11/10/2018 à 12h50

Rubrique Moyen-Orient/Monde

Les ambitions de Donald Trump au Proche-Orient

Donald Trump, le nouveau visage de la superpuissance américaine (DR)

Le nouveau président américain, élu dans la nuit de mardi à mercredi, veut tourner la page Obama sur les questions diplomatiques.

L'ambassade des Etats-Unis à Jérusalem
Le candidat républicain n'a pas hésité à promettre qu'il transférerait dès son élection l'ambassade américaine de Tel-Aviv à Jérusalem, qu'il reconnaîtrait comme « la seule vraie capitale d'Israël. Jérusalem est la capitale éternelle du peuple juif et l'écrasante majorité du Congrès a voté la reconnaissance de Jérusalem en tant que telle ».


Les résolutions anti-israéliennes à l'Onu et à l'Unesco

Donald Trump  a dénoncé les textes de l'Unesco comme une « preuve supplémentaire de l'énorme préjugé anti-israélien de l'Onu ». Lorsqu'il s'était exprimé devant la conférence de l'AIPAC, le lobby américain pro-israélien en mars dernier, Donald Trump avait affirmé que dès son entrée à la Maison-Blanche, il veillerait à ce qu'Israël ne soit plus traité comme « un citoyen de seconde zone ».

La construction israélienne en Judée-Samarie

Le nouveau président joue la rupture totale avec la position traditionnelle de Washington. Israël ne doit pas cesser de construire au-delà de la Ligne verte. « Je ne pense pas qu'il doive y avoir un arrêt [de la construction]. Israël doit vraiment continuer. Il faut qu'il aille de l'avant ». Son conseiller David Friedman a lui aussi soutenu ouvertement la poursuite de la construction dans les implantations.


La future ligne américaine au Proche-Orient

Donald Trump pourrait renouer avec l'ancien isolationnisme des Etats-Unis. Il a dénoncé le fardeau financier de l'aide militaire que l'Amérique octroie à ses alliés – dont Israël – que les bénéficiaires devraient commencer à rembourser. Sur l'Iran, Donald Trump s'aligne sur la position de Binyamin Netanyahou et affirme que sa priorité sera de faire annuler l'accord sur le nucléaire iranien, « un accord désastreux pour Israël, pour l'Amérique et pour le Moyen-Orient ». Il évoque un retrait américain du Proche-Orient, mais promet aussi de « détruire Daech ».

Le BDS
Le magnat ne s'est pas exprimé personnellement sur la question. En revanche, un de ses conseillers, Jason Greenblatt a clairement pris position contre le mouvement : « Le BDS est une forme moderne d'antisémitisme, purement et simplement. Le BDS nuit aux Israéliens, aux Palestiniens et à l'espoir de paix. Le mouvement du BDS ne cherche pas à promouvoir la paix ni la coexistence. Il ne cherche pas à bâtir un avenir meilleur pour les Israéliens et les Palestiniens ».

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