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16 Décembre 2017 | 28, Kislev 5778 | Mise à jour le 14/12/2017 à 14h19

Rubrique Moyen-Orient/Monde

Iran: Trump va-t-il remettre en cause l'accord sur le nucléaire?

Des partisans de Donald Trump devant la Trump Tower à New York le 8 novembre (Flash 90).

Le nouveau président américain avait qualifié de "catastrophique" l'accord signé en juillet 2015.

« Ma priorité numéro un est de démanteler l'accord catastrophique avec l'Iran ». Voici ce que déclarait Donald Trump en mars dernier devant le lobby américain pro-israélien AIPAC. Elu président des Etats-Unis, dans la nuit de mardi 8 novembre, à la surprise générale, le magnat immobilier tiendra-t-il sa promesse, engageant Washington dans un bras de fer avec le régime chiite ? La perspective a de quoi inquiéter Téhéran sur le papier.

Tôt ce mercredi, les Iraniens ont envoyé un premier message public, appelant le nouveau patron de la superpuissance américaine à « respecter les accords » internationaux, à commencer par le JCPOA, l’accord sur le nucléaire iranien, signé le 14 juillet 2015 entre l’Iran et la communauté internationale (P5+1).

« Les résultats de l’élection américaine n’auront pas d’effet sur les politiques de la République islamique d’Iran » a asssuré le président iranien Hassan Rohani. « La politique de l’Iran en faveur d’un engagement constructif avec le monde et la levée des sanctions relatives au nucléaire ont fait de nos relations économiques avec tous les pays quelque chose en expansion et irréversible ».


"Cela peut rassurer à la fois l'Arabie Saoudite et Israël"

Pour Fabrice Balanche, chercheur au think tank Washington Institute, les relations entre les deux pays pourraient connaître une certaine tension dans le futur.

« L’Iran […] est ciblé par le nouveau Président américain qui le considère […] comme un acteur du terrorisme international. Il condamne d’ailleurs fermement l’accord sur le nucléaire iranien conclu par Barack Obama. Ce qui peut rassurer à la fois l’Arabie Saoudite et Israël sur l’avenir de la politique américaine au Moyen-Orient » analyse-t-il sur le site Causeur.

Reste à savoir si le ton de la campagne convergera avec la ligne que fera prévaloir M. Trump une fois installée à la Maison Blanche. La remise en cause de l'accord de Vienne serait extrêmement complexe à réaliser, celui-ci reposant sur l'engagement de plusieurs Etats sous l'autorité des Nations Unis. On peut également douter d'une réaction favorable de la Russie, au sujet de laquelle le candidat républicain a montré une proximité certaine, et qui partage certains intérêts avec Téhéran. 

De son côté le président de Total, Philippe Sauquet, s’est voulu confiant quant à la mise en place du protocole d’accord signé hier par la firme avec la compagnie nationale iranienne (NIOC) dans le cadre du développement de la phase 11 du plus grand gisement naturel du monde, South Pars.

« Pour l'instant, l'élection qui a eu lieu aux Etats-Unis ne change rien à la situation » a assuré M.  Sauquet à des journalistes en marge d'une conférence sur le gaz.

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