Default profile photo

29 Mai 2017 | 4, Sivan 5777 | Mise à jour le 26/05/2017 à 12h37

Rubrique Culture/Télé

« Enquête exclusive »: le journaliste Vincent Prado répond à la polémique

« J’ai expliqué que certains colons (« settlers » dans le texte original, NDR) était des terroristes lorsqu’ils brûlaient un enfant » se justifie M. Prado (Facebook).

Une manifestation de protestation se tiendra jeudi après-midi devant le siège de M6 à Neuilly-sur-Seine.

Quatre jours après sa diffusion, la polémique ne s’est pas éteinte, loin de là. L’émission de M6 « Enquête exclusive », consacrée dimanche dernier à Jérusalem, n’en finit pas de susciter la critique. Des erreurs factuelles et une stigmatisation jugée excessive de la responsabilité israélienne dans la crise proche-orientale ont notamment été reprochées au programme, présenté par Bernard de la Villardière.

« Des erreurs historiques, des commentaires parfois  tendancieux, et une partialité générale, en font un véritable document à charge contre Israël suscitant une profonde émotion dans la communauté juive » regrette le président du Crif, Francis Kalifat, dans une lettre ouverte datée du 21 décembre. La veille, le député UDI des Français de l’étranger, Meyer Habib, avait accusé l’émission de « falsifie[r] l’Histoire »

« Si la structure du reportage peut créer l'illusion de l'équilibre, le ton des commentaires, le choix des contenus et les erreurs factuelles en font un document biaisé et totalement à charge contre Israël » dénonce M. Habib. « Le parti pris est hélas manifestement volontaire, en témoignent plusieurs longues interviews intégralement supprimées au montage. »

 

 « Extrémistes juifs » VS « extrémistes palestiniens »

Alors qu’une manifestation se tiendra jeudi à 18h à Neuilly-sur-Seine devant le siège de M6, le quotidien israélien Jerusalem Post a recueilli la réaction du réalisateur du reportage, Vincent Prado. Pour Vincent Prado, « Jérusalem : quand la ville sainte se déchire » ne peut pas être accusée de partialité. Il récuse l’accusation de Meyer Habib de « renvo[yer] dos à dos les "extrémistes des deux camps ».

« J’ai expliqué que certains colons (« settlers » dans le texte original, NDR) était des terroristes lorsqu’ils brûlaient un enfant » se justifie M. Prado, en référence à l’incendie meurtrier, en juillet 2015, de trois Palestiniens, dont un enfant de 18 mois, à Duma, en Judée-Samarie.

A ses yeux, les critiques émises contre le programme sont le fait d’ « extrémistes juifs » et d’ « extrémistes palestiniens ». Des propos qui visent le Crif ?

« Je ne suis pas pro-Palestinien ou pro-juif. Je suis simplement un journaliste essayant de faire mon travail du mieux possible » ajoute M. Prado. « Ne devrais-je pas parler à Yehouda Glick ou à Raed Salah [le leader du mouvement islamique] ». 
Powered by Edreams Factory