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02 Mars 2021 | 18, Adar 5781 | Mise à jour le 04/08/2020 à 22h39

Rubrique Culture/Télé

Francis Lalanne : « J’ai souvent entendu : "Francis, c’est un Mensch" »

" On n’est pas obligé d’être juif pour avoir de la sympathie pour la communauté juive " (DR)

Cette année, Francis Lalanne a prêté sa voix à l’hymne de la Tsedaka. (1)

Actualité Juive: Chanteur, auteur-compositeur, comédien, saltimbanque, globe-trotter. C’est au terme « poète » que vous tenez le plus…

Francis Lalanne : Oui, parce que le mot « poète » en grec signifie celui qui agit. Je transforme mon imagination en action.  


A.J.: Et ce poète déclare, sur son compte Facebook, « vivre sa folie en paix » tout en célébrant la vie avec un regain 

d’enthousiasme…

F.L. : C’est en tout cas une formule qui a le mérite de traduire ma réalité. 


A.J.: Voilà une transition toute trouvée : de la célébration de la vie à votre engagement aux côtés de la communauté juive dont vous vous êtes toujours déclaré très proche…

F.L. : Quand on trinque en hébreu, ne dit-on pas  Le Haïm, À la vie ? La communauté juive préfère célébrer la vie plutôt que la mort. À la vie, à l’amour, Le Haïm, Le Ahavah et c’est surtout en cela que je me sens très proche d’elle.


A.J.: Avez-vous un lien à la communauté, autre qu’affectif ? 

F.L. : Vous me demandez si je suis juif ? Non, je n’ai pas d’origine juive. Mais on n’est pas obligé d’être juif pour avoir de la sympathie pour la communauté juive. Du moins, je l’espère… Je serais plutôt le Ger toshav, l’étranger qui sympathise. Dans la communauté, j’ai souvent entendu : « Francis, c’est un Mensch" !


A.J.: Le Mensch a répondu présent en acceptant d’interpréter l’hymne pour la Tsédaka…

F.L. : Gérard Garson, le président de la Tsédaka et le compositeur Claude Solier ont eu l’idée de créer un hymne et ils m’ont fait l’honneur de me demander de l’interpréter. Qu'il y ait un chant reliant tous ceux qui se mobilisent autour des valeurs, des projets et des causes de la Tsédaka est une très belle idée.


A.J.: Une belle idée et une belle rencontre avec un compositeur qui affirme écrire pour des artistes « à la voix envolée, planant sur leur message ». C’est tout vous !

F.L.: Chanter, ça me fait planer. Tant mieux si ça fait aussi planer le public ! 


A.J.: A la table de mixage, vous semblez satisfait du résultat et vous avez raison. Comment définir musicalement la chanson ? 

F.L. : Je trouve que c’est un hymne qui a beaucoup de personnalité. C’est un chant qui raisonne et qui résonne autour des valeurs de la Tsédaka. 


A.J.: Entraide, générosité, cœur, étincelle, enfants de la fraternité, histoire partagée : des paroles qui ont dû toucher l’homme sensible aux mots…

F.L. : C’est un chant universel. De toute façon, tout ce qu’écrit Claude Solier me touche. 


A.J.: Qu’avez-vous retenu de la rencontre avec la chorale (ndlr Lucien de Hirsch) dont les voix se mélangent à la vôtre ? 

F.L. Cela a été un moment très fort, plein de joie et en même temps très émouvant, en compagnie de ces enfants qui chantent par passion et par amour. 


(1) À écouter sur YouTube

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