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17 Décembre 2018 | 9, Tevet 5779 | Mise à jour le 17/12/2018 à 17h07

Rubrique Culture/Télé

Julie Zenatti : « On peut raconter une histoire commune »

Julie Zenatti réunit une brochette de voix chantant la Méditerranée en français, en hébreu et en arabe.

Actualité Juive : « Méditerranéennes » réunit des duos d’artistes - une majorité de femmes - liés par la Méditerranée…

Julie Zenatti : L’une de mes priorités a été de le proposer à des chanteuses avec lesquelles j'avais envie de collaborer parce qu’elles représentent la Méditerranée, à travers leur double culture, cette identité plurielle qui fait l’identité de la France.


A.J.: Est-ce pour vous l’expression, comme ce fut le cas pour l’album « Blanc » (2015) d’un retour à vos     racines ?

J.Z. : L’idée n’est pas de faire une fiche d’identité des artistes de cet album mais de dire que nous venons tous de quelque part et qu’à un certain moment, de l’autre côté de la Méditerranée, nous nous sommes croisés…


A.J.: L’album reprend des chansons d’Espagne, d'Egypte, de Turquie, d’Algérie, du Maroc et d’Israël. Accordez-nous de « zoomer » sur les titres liés à Israël…

J.Z. : J’ai eu la chance de travailler avec l’Israélienne Cabra Casay qui chante en hébreu et en français. Je reprends pour ma part en hébreu « Avinou Malkenou » avec le groupe corse Isulatine qui chante en corse. C’est aussi une façon de rendre hommage à ce peuple qui a ouvert sa porte aux juifs pendant la Seconde guerre mondiale. La magnifique « Babel » de Noa est interprétée en français, en hébreu et en arabe, avec Samira Brahmia, une chanteuse algérienne que j’adore et qui chante aux côtés de Cabra, de Rose et de moi-même. 


A.J.: « Zina », le single interprété avec Chimène Badi est sorti, en prélude à l’album…

J.Z. : Il s’agit d’une reprise de la chanson très pop du groupe algérien Babylone. Nous avons décidé de garder le prénom Zina qui signifie « jolie » en arabe pour parler de cette petite fille qui naît ici, avec un prénom d’ailleurs. D’autres voix se joignent à la nôtre, qui chantent en arabe et en hébreu. C’est notre manière de dire que l’on peut raconter une histoire commune. 


A.J.: Comment décrire l’album ? 

J.Z. : Nous avons voulu faire se rencontrer les deux bords de la Méditerranée. Que ce soit en Israël ou ailleurs, il y a toujours une « mélancolie joyeuse » dans la musique méditerranéenne. C’est un album pop teinté d’une nuance traditionnelle apportée par les instruments et l’écriture du violon. Je dirais que c’est un album lumineux ! 


A.J.: Le contexte politique fait de cet album un projet ambitieux. Ne vous êtes-vous pas heurtée à des refus, d’autant que vous a été « reproché », il y a quelques années, votre soutien à Israël ? 

J.Z. : Tout le monde ne m’a pas dit oui, et ce pour diverses raisons. Mais aux artistes réunis dans cet album, je n’ai pas eu  à expliquer quoi que ce soit. 


Julie Zenatti & Chimène Badi, " Zina. Ici ou là-bas".




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