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29 Mai 2017 | 4, Sivan 5777 | Mise à jour le 26/05/2017 à 12h37

Rubrique Israël

Devant Netanyahou, Trump évoque la paix sans Etat palestinien

Benyamin Netanyahou et Donald Trump, mercredi, à la Maison Blanche (Flash 90).

Le premier ministre israélien a entamé hier une visite diplomatique capitale aux Etats-Unis.

« Un grand jour pour les Israéliens et les Arabes israéliens ». Il suffit de lire le tweet de Naftali Bennett, le ministre israélien de l’Education et leader du mouvement sioniste religiieux Habayit Hatéoudi (La Maison juive) pour comprendre la portée symbolique du message adressé par Donald Trump, mercredi 15 février, à l’occasion du premier jour du déplacement de Benyamin Netanyahou aux Etats-Unis. En une phrase largement commentée depuis par les leaders de la religion et les médias internationaux, le président républicain  a esquissé ce qui ressemble à un possible tournant majeur de la diplomatie américaine dans le conflit israélo-palestinien, le magnat étant néanmoins coutumier parfois de rétropédalages sur des sujets sensibles. « Je regarde [la solution à] deux Etats et [la solution à] un Etat et si Israël et les Palestiniens sont contents, je suis content avec la solution qu’ils préfèrent. Les deux me conviennent » a déclaré M. Trump. « Les Etats-Unis favoriseront  la paix et un véritable accord de paix » a-t-il ajouté.

Ne réagissant pas directement, lors de la conférence de presse, à l’hypothèse d'un l’Etat unique évoquée par son hôte, que nombre de politiques et de commentateurs considèrent comme une menace existentielle pour le caractère juif et démocratique de l’Etat hébreu, Benyamin Netanyahou a réaffirmé son soutien à la solution des deux Etats lors d’un échange avec des journalistes, à l’issue d’une rencontre avec le président américain. Tout en posant une ligne rouge.

« Je ne reviens pas sur ce que j'ai dit :'deux Etats pour deux peuples'. Mais de quel type d'État parle-t-on ? Du Costa Rica ou de l'Iran ? Quelque soit la solution, je maintiendrai comme priorité la sécurité de l'Etat", a précisé M. Netanyahou. « Je ne veux pas annexer deux millions de Palestiniens, et qu'ils soient maintenus sous pression. Mais en même temps, je ne veux pas vivre avec la menace d'un Etat terroriste ». Jérusalem redoute de voir le Hamas prendre le contrôle à moyen terme sur la Judée-Samarie en y chassant le Fatah, comme en 2007 à Gaza.


Abbas met en garde

Sur les implantations, dont il a rappelé qu’elles n’étaient pas à ses yeux « au cœur du conflit », le premier ministre israélien a confirmé que ce sujet avait bien été abordé. « Nous avons discuté du dossier des implantations de telle manière à ce que nous puissions assurer notre sécurité ».

Côté palestinien, on regarde cette proximité idéologique entre les deux leaders avec crainte. Mahmoud Abbas a indiqué hier être disposé «  à négocier positivement avec le président américain Donald Trump pour parvenir à la paix ». Avant de menacer Israël. « L’insistance dont fait preuve le gouvernement israélien à détruire la solution à 2 États en continuant à construire dans les implantations et à imposer des conditions sur le terrain ne conduira qu’à davantage d’extrémisme et d’instabilité ».


Iran, priorité numéro 1

Considéré comme une question prioritaire, l’Iran a été au cœur des discussions. « Mon administration a déjà imposé de nouvelles sanctions à l’Iran et j’en ferai davantage pour empêcher à jamais l’Iran de développer une arme nucléaire », a promis Donald Trump. « On a discuté du dossier iranien. De la dangerosité du programme nucléaire. Il m'a dit combien il était inquiet de la possibilité que l'Iran se dote de l'arme nucléaire » a confirmé le chef du gouvernement israélien. Quant au transfert de l’ambassade américaine à Jérusalem, le président américain s’est montré plus prudent. « C'est un projet que je soutiens, il m'a demandé de prendre le temps nécessaire pour étudier le dossier » a précisé M. Netanyahou.

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