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24 Novembre 2017 | 6, Kislev 5778 | Mise à jour le 24/11/2017 à 14h02

25 novembre - Chabbat Vayétsé : 16h43 - 17h53

Rubrique Communauté

La belle histoire du violon de son père

Henri Boret et Benny Boret (DR)

Benny Boret organise un concert exceptionnel lundi 13 mars dans la grande synagogue de la Victoire, à l’occasion de la publication de son livre Si tu es un Homme préfacé par Serge Karsfeld, sur la vie de son père Henri Boret.

Ce n’est pas un recueil de mémoire ni un livre de psychologie en temps de guerre. Si tu es un Homme de Benny Boret, c’est l’histoire d’un gamin révolté. « D’une tête qui se relève, d’une étoile jaune qui s’arrache d’un manteau, d’un gosse qui s’échappe de la rafle du Vel d’Hiv, passe une ligne de démarcation, arrive en Suisse dans une famille dont le père est un ami de Theodor Herzl et du fond de l’obscurité, voit sa vie basculer en entendant parler d’Israël et du yishouv ». Pourquoi lui a survécu et pas les autres ? Henri Boret – « Orélé » - est obsédé par cette question. Mais il est là, vivant et à partir de cet instant, « aucun matin ne sera banal ». Chaque jour sera dédié à la défense du peuple juif et de l’Etat d’Israël. « Mon père a grandi dans l’idée qu’être juif c’était être pourchassé avant de comprendre que c’était aussi appartenir à un peuple de combattants et de pionniers ». Le fondateur du Keren Or est de cette génération qui a à la fois vécu le pire et le retour des juifs sur leur terre. 

 


« Si tu es un Homme, c’est l’histoire d’une tête qui se relève »

A l’occasion de la sortie de Si tu un Homme ces jours-ci aux Editions Elkana, son fils organise cette soirée hommage le 13 mars. Le haut patronage du Consistoire et de l’Institut Jaffa est une reconnaissance. « S’il était là, mon père me dirait ne parle pas de moi, parle d’Israël et de ce qu’on a vu ». Benny Boret a conçu un programme exceptionnel. Il a fait venir l’Orchestre Camerata d’Israël (« un des meilleurs du monde ») et de jeunes prodiges qui joueront aux côtés d’un violon hautement symbolique appartenant à la collection des violons de l’Espoir. 

Depuis dix ans, Benny Boret soutient le travail du luthier Amnon Weinstein, à Tel Aviv, qui recherche partout dans le monde des violons ayant traversé la Shoah et qui les restaure. L’histoire de ce violon de Drancy (« qui se joindra à nous le 13 mars ») se confond avec l’histoire d’Henri Boret. « C’était à Lyon à l’été 42. Un convoi partait vers Drancy avant de tomber en panne. Le propriétaire du violon a jeté son instrument par la fente du wagon en suppliant un cheminot de le garder. Ce cheminot l’a fait et on l’a retrouvé 70 ans plus tard. Le violon était totalement détruit mais Amnon Weinstein l’a restauré et lui a parlé. Mon père est parti le même mois que lorsqu’il s’est remis à jouer ». 

Sur sa table est désormais gravé le nom d’Henri Boret. Les sons de l’instrument résonneront le 13 mars avec les voix de Gilbert Montagné, Michel Jonasz, Elie Chouraqui et Elisa Tovati qui liront des extraits du livre de Benny Boret. 


  1. Renseignements : 01.43.87.38.80.
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