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29 Mai 2017 | 4, Sivan 5777 | Mise à jour le 26/05/2017 à 12h37

Rubrique France/Politique

Mobilisation contre le BDS dans les universités

Capture d'écran

De l’UEJF à Impact, les organisations juives estudiantines déploient diverses actions pour minimiser la portée du mouvement antisioniste.

Depuis lundi dernier, la semaine contre l’apartheid israélien, initiée par des organisations pro-palestiniennes dont le mouvement de boycott anti-israélien BDS, bat son plein dans les universités françaises après avoir déjà fait escale aux Etats-Unis, au Canada et, dernièrement, en Angleterre. Au cours de cette semaine, des conférences et des projections hostiles à l’Etat hébreu sont organisées dans les facs aux quatre coins de l’Hexagone (Paris, Lyon, Marseille, Toulouse, Rennes, Lille…).  Un événement pour lequel l’ambassadrice d’Israël en France, Aliza Bin Noun, avait alerté les maires des villes concernées en leur demandant d’interdire cette manifestation annuelle qui révèle le vrai visage du mouvement BDS : « Celui de l’antisémitisme, de l’antisionisme et de l’anti-Israël », écrivait la diplomate dans son courrier.

En coulisses, l’heure est également à la mobilisation du côté de l’UEJF. « On contacte systématiquement chacune des universités qui accueillent le collectif BDS dans le cadre de cette semaine spéciale. On peut d’ailleurs observer une diminution de la pénétration du mouvement dans les facs parisiennes. Cette année, il n’est présent qu’à Paris VIII-Saint-Denis. Cela montre l’efficacité de notre travail de lobbying. Le message qu’on véhicule est clair : le BDS prône la haine antisémite », explique pour Actualité Juive Sacha Ghozlan, le président de l’UEJF dont l’une des répliques à cette « apartheid week » est de faire venir en France, du 12 au 19 mars,  des étudiants israéliens sur les campus. 

« L’idée, c’est vraiment de reconstruire un dialogue entre Israéliens et Français là où le BDS tente de détruire tout espace de dialogue », poursuit-il. 


BDS prône la haine antisémite

La présidente de l’association Impact n’est également pas inactive face aux actions du BDS dans les universités. « Nous dénonçons en amont ce genre d’initiatives auprès des présidents de fac. Nous entrons également  en contact avec des associations locales », indique Alexandra Glanz, estimant que la mobilisation doit aussi être menée sur les réseaux sociaux. Une page intitulée « Israël apartheid ? » a été ouverte sur Facebook  par l’entremise de Sarah Chemla, présidente de la section UEJF à Dauphine. « Le but est de reprendre chacun des préjugés du BDS et de les démonter un par un à l’aide d’articles, de photos ou de témoignages », insiste cette dernière. Soutenant cette initiative numérique, Alexandra Glanz n’exclut pas de son côté d’organiser une « contre-manifestation » dans les rues de la capitale ces prochains jours. A suivre. 

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