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20 Janvier 2022 | 18, Shevat 5782 | Mise à jour le 04/08/2020 à 22h39

Rubrique France/Politique

Qui est vraiment François Asselineau ?

(wikipedia)

Le candidat surprise de l’Union Populaire Républicaine à l’élection présidentielle a construit en partie sa popularité sur les réseaux complotistes du Web.

L’obsession américaine

Farouche opposant de la « dictature » européenne, cet ancien inspecteur des finances a une autre marotte : les Etats-Unis. Il accuse ainsi pêle-mêle Jean Monnet et le Front national d’avoir été financés par la CIA, voit dans Al Qaïda et Daech une construction américaine. 

Chacune de ses sorties est ponctuée par une saillie contre l’action néfaste de Washington et ses « lobbys » qui entraîneraient la France « vers des guerres illégales », notamment contre l’Etat islamique. « Derrière Daech se cache des intérêts très intéressants qui ne sont pas très connus », déclarait-il récemment sur TF1, citant l’Arabie Saoudite et le Qatar. 


L’élu de la complosphère

L’énarque de 59 ans a acquis une audience conséquente dans la « complosphère ». François Asselineau use des thèses complotistes comme un vecteur d’attraction efficace pour capter un électorat méfiant envers les médias traditionnels. Il a néanmoins pris ses distances avec Alain Soral qui le qualifiait, le 11 mars, d’« idiot ultime du système » lancé contre le FN. 



L’UPR s’évertue en effet à ne pas prêter le flanc à la critique pour antisémitisme


L’UPR s’évertue en effet à ne pas prêter le flanc à la critique pour antisémitisme. En mai 2015, un délégué départemental du mouvement dans le Bas-Rhin, Yannick Hervé, est exclu pour son antisionisme sur Facebook. Quelques mois plus tard, à la veille des régionales, le site Streetpress révèle le contenu d’un mail adressé aux  responsables du parti qui se voient prestement invités à supprimer de leurs comptes sociaux « tout ce qui peut porter à polémique inutile (complotisme, antisionisme) ». 


En faveur de sanctions contre Israël

« Non, nous n’avons pas dans notre programme la destruction de l’Etat d’Israël », croit nécessaire de rappeler François Asselineau lors d’une conférence postée sur YouTube. Le candidat UPR qualifie néanmoins la politique israélienne à l’égard des Palestiniens de « bras d’honneur à la communauté internationale ». « Actuellement, l’Etat d’Israël se juge très largement au-dessus du droit international », regrette-il dans une vidéo postée le 8 février dernier.

Favorable à des sanctions contre Jérusalem après la guerre à Gaza à l’été 2014 et « ces massacres de civils à répétition », il défend également la reconnaissance d’un Etat palestinien par la France et l’ouverture d’un dialogue avec l’Iran et la Corée du Nord. 

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