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19 Novembre 2017 | 1er, Kislev 5778 | Mise à jour le 17/11/2017 à 12h11

25 novembre - Chabbat Vayétsé : 16h43 - 17h53

Rubrique Israël

Plus de visas israéliens pour Human Rights Watch

(DR)

Les autorités israéliennes, qui accusent l'ONG de « partialité », ont refusé un visa au nouveau directeur du bureau de Jérusalem.

Selon un proverbe yiddish, « lorsqu'on vous crache au visage, il ne faut pas dire qu'il pleut… ». En vertu de ce principe, et de toutes les conséquences qui en découlent, le ministère israélien des Affaires étrangères vient d'annoncer qu'il refusera désormais d'accorder un visa et un permis de travail aux membres étrangers de l'organisation américaine "Human Rights Watch" (HWR). Pour les autorités israéliennes, cette ONG basée à New-York a suffisamment fait preuve  de partialité en diffusant depuis des années une propagande anti-israélienne, sous couvert d'actions en faveur des « droits de l'homme ». Justifiant cette décision, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Emmanuel Nahshon a accusé l'organisation d'avoir « constamment montré qu'elle était une organisation fondamentalement partiale et anti-israélienne dotée d'un ordre du jour hostile ». 

« Pourquoi devrions-nous accorder des permis de travail à des gens dont le seul but est de nous dénigrer et de nous attaquer », a poursuivi le porte-parole soulignant que cette mesure ne vise que les ressortissants étrangers. Les employés israéliens ou palestiniens de HRW pourront continuer leur travail militant…  Premier concerné par cette remise des pendules à l'heure, le nouveau directeur du bureau de HRW à Jérusalem, Omar Shakir, un citoyen américain qui avait effectué sa demande de visa depuis plusieurs mois. Actualité Juive a pu prendre connaissance du document adressée à l'ONG américaine par les autorités israéliennes pour signifier leur refus: « La demande faite par votre client d'employer M. Omar Shakir en tant que chercheur des droits de l'homme en Israël a été étudiée par le Comité consultatif pour l'examen des demandes d'emploi de ressortissants étrangers (…) L'avis reçu du ministère note que, depuis quelque  temps, les activités publiques et les rapports de cette organisation sont engagés dans une politique au service de la propagande palestinienne, tout en brandissant faussement la bannière des « droits de l'homme », et ont recommandé de rejeter la demande ». Tout en s'insurgeant sur son compte twitter contre l'interdiction qui lui est faite de venir travailler en Israël, Omar Shakir a concédé qu'il avait eu dans le passé des « activités pro-palestiniennes », avant de rejoindre HRW. 


Au service de la propagande palestinienne

De son côté, l'association américaine a déploré la mesure d'interdiction qui frappe en Israël tous ses travailleurs étrangers. Dans un communiqué, HRW estime que la décision est « basée sur un motif fallacieux ». Elle dément se livrer à une « propagande hostile » et dit regretter que le gouvernement israélien n'ait pas su se montrer attentif à ses « critiques justifiées ». L'un des responsables de Human Right Watchs, Iain Levine, a assuré que son organisation avait toujours pris soin de « dénoncer les violations des droits de l'homme par tous les acteurs de la région, y compris l'Autorité palestinienne et le Hamas ».  Une simple vérification sur le site de HRW, permet de relativiser cette dernière assertion. Selon un comptage effectué sur ces dix dernières années, HRW a condamné à plus de soixante reprises - et en des termes très durs - les Israéliens, les accusant notamment de meurtres délibérés de civils et de violation de la légalité internationale. Dans le même laps de temps, le Hamas n'a fait l'objet que d'une petite dizaine de condamnations. L'Autorité palestinienne, elle, a été oubliée. 

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