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24 Juin 2017 | 30, Sivan 5777 | Mise à jour le 23/06/2017 à 12h34

1er juillet 2017 - Chabbat 'Houkat : 21h39 - 23h03

Rubrique Israël

Israël face aux « amis-prédateurs »

Chagai Tzuriel (DR)

Le directeur général du ministère israélien des Renseignements s’inquiète de l’influence grandissante de l’Iran, en particulier en Syrie.

« Le sentiment en Israël était qu’Obama ne voyait pas l'Iran comme une partie du problème. Trump, a contrario, semble voir l’Iran comme une partie du problème ». C'est une plongée dans la réflexion des stratèges israéliens à laquelle ont été conviés, la semaine dernière, les lecteurs de la version anglophone du site TimesofIsrael. Le directeur général du ministère israélien des Renseignements, Chagai Tzuriel, y décrit, dans un entretien, la préoccupation de Jérusalem face à l'influence grandissante de l'Iran dans la région, sur fond de basculement du rapport de forces dans le conflit syrien. « Le plus important problème stratégique auquel nous faisons face actuellement est le renforcement de l'axe chiite mené par l'Iran en Syrie, en particulier depuis la chute d’Alep » en décembre dernier, considère M. Tzuriel.

Et de poursuivre sur la centralité de ce conflit démarré en 2011. « La Syrie est l'arène clé parce que c'est le microcosme de tout: des puissances mondiales, comme la Russie et les États-Unis ; des acteurs régionaux comme l'Iran et la Turquie ; et des groupes rivaux au sein du pays, comme le régime Assad, l'opposition, les Kurdes et l’État islamique », analyse le responsable israélien. « Quoi qu'il se passe en Syrie aujourd'hui impactera grandement la région, et au-delà, pour les années à venir ». Et Tzuriel d'avancer un concept forgé au gré des comportements  ambigus des puissances avec lesquels les Israéliens doivent échanger : « amitorfim », les « amis-prédateurs ». Face à eux, le maintien de l'implication américaine au Moyen-Orient demeure plus que jamais « importante » pour Jérusalem.

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