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17 Juin 2018 | 4, Tammuz 5778 | Mise à jour le 14/06/2018 à 18h22

Rubrique Israël

Ces Chinois qui vivent en Israël

Cinq jeunes chinoises arrivées en Israël, en février 2016, pour faire leur Alyah. (DR)

Dans les rues d’Israël, on croise de plus en plus de Chinois. Non pas qu’il y ait eu une Alyah de masse en provenance de l’Empire Céleste mais nombreux sont les Chinois à y venir investir, travailler, étudier et visiter.

A part les investisseurs qui font des allers-retours, 9 000 chinois travaillent en Israël dans le secteur du bâtiment. D’autres devraient suivre. Le recrutement d’ouvriers chinois s’inscrit dans le cadre d’un accord signé par Israël et la Chine qui vise à importer une main d’œuvre de qualité, résorber la pénurie de logements et faire baisser les prix. Quant aux touristes, ils étaient 80 000 à venir depuis la Chine cette dernière année et ce chiffre devrait encore s’envoler. On a aperçu de nombreux tours opérateurs chinois au dernier Salon du Tourisme israélien et la compagnie aérienne Hainan Airlines a annoncé l’ouverture d’une ligne directe Pékin/Tel-Aviv. 

A part les touristes, de plus en plus d’étudiants chinois s’inscrivent dans les universités ou instituts israéliens, comme par exemple au Technion. Certains viennent s’y former en agriculture, d’autres en ingénierie. « Il y a même une Chinoise qui suit un cursus de Yiddish et qui le parle déjà parfaitement », confie Ran Beinerman, président de l’Association d’amitié Chine-Israël, lui-même d’origine chinoise et qui a fait son alyah en 1947, à l’âge de 8 ans. 

Difficile cependant de parler d’Alyah des Juifs de Chine, elle est très minime ces dernières décennies. A peine une ou deux dizaines d’habitants de la ville de Kaifeng sur les 1 000 qui revendiquent leur judéité ont pu la réaliser et 500 autres y aspirent. Tous des ancêtres de marchands de Perse, arrivés à Kaifeng, alors capitale chinoise, par la Route de la Soie. Difficile pour eux de prouver leurs origines juives. En 2013, sept juifs de Kaifeng sont arrivés en Israël pour se convertir selon les règles et faire leur alyah. « Je suis très ému d'être sur la terre sainte. Mes ancêtres l’ont tant espéré », avait alors déclaré Yaakov Wang, kippa sur la tête et dont le rêve était d’être ordonné rabbin. Et cinq jeunes Chinoises ont, elles aussi, foulé la terre d’Israël, l’année dernière, en vue de leur conversion comme l’exige le Rabbinat afin de devenir citoyennes israéliennes. Et pour la petite histoire, Tsahal compte dans ses rangs un amiral d’origine chinoise. Eliezer Chayni-Marom. Et pas des moindres, puisqu’il était commandant de la marine israélienne de 2007 à 2011.

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