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19 Novembre 2017 | 1er, Kislev 5778 | Mise à jour le 17/11/2017 à 12h11

25 novembre - Chabbat Vayétsé : 16h43 - 17h53

Rubrique Moyen-Orient/Monde

Festival judéo-arabe à Molenbeek

« Esther et Shéhérazade », tel est le titre du programme qui s’est déroulé du 9 au 14 mars au cœur de la commune belge dont le nom revoie à une fabrique de terroristes.

L’initiative prise par la mairie de Molenbeek, celle d’organiser pendant cinq jours un festival invitant à découvrir les convergences culturelles, historiques et de coutumes, très importantes entre le monde arabe et le monde juif a au moins deux vertus. La première, celle de tenter de gommer un tant soit peu l’image ô combien négative qui colle à ladite commune depuis que l’on y a découvert que bon nombre de terroristes islamistes s’y planquaient. La seconde, de permettre un rapprochement entre les deux communautés, et au-delà, dans une période où le repli communautaire est davantage de rigueur. 

C’est donc toute une foule d’activités qui se sont déroulées au sein du Château du Karreveld et de la Maison des Cultures et de la Cohésion sociale de Molenbeek. Parmi elles, une expo-photos sur les Juifs du Maroc dans les années cinquante ; une invitation à mettre la main à la pâte, en participant à la confection de pains de traditions marocaine, juive, iranienne ou encore éthiopienne animée par des boulangers porteurs de ces traditions. Un autre atelier culinaire où se mélangent saveurs marocaines, ashkénazes et belges, avec dégustation à la clé. Ou encore, un atelier linguistique au cours duquel les ressemblances entre l’hébreu et l’arabe ont été mises en exergue par l’association « parler en paix ». 

Autant d’activités qui ont attiré toute une foule hétéroclite de participants. Des juifs et des musulmans, mais pas uniquement. Surtout et avant tout, des personnes curieuses de connaître d’autres cultures afin de faire tomber les clichés et persuadées que la paix passe par la connaissance de l’autre. 

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