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27 Mai 2017 | 2, Sivan 5777 | Mise à jour le 26/05/2017 à 12h37

Rubrique Culture/Télé

Je danserai si je veux : une chronique engagée

« Je danserai si je veux » de Maysaloun Hamoud (diplômée de la Minshaar for Art de Tel Aviv) livre une chronique sociale engagée pour les femmes.

Trois jeunes arabes israéliennes partagent un appartement à Tel Aviv. Laila, jeune avocate, profite de la ville la nuit et de ses bars interlopes. Salma travaille dans un de ses endroits comme serveuse et DJ. Nour, la dernière arrivée, religieuse et très traditionaliste, complète la colocation. Comme ses deux nouvelles camarades, la pieuse goûte rapidement au plaisir d’une liberté jusqu’alors inconnue. Entre son futur époux très conservateur et le poids des conventions culturelles, peu à peu Nour découvre sa part refoulée. Primé lors de six festivals internationaux dont San Sebastian, Toronto, et Haïfa, ce premier long métrage joyeux, léger, mais fort de sens, de Maysaloun Hamoud, dessine la vie décomplexée de trois arabes israéliennes très différentes au cœur de Tel Aviv. Un combat jalonné d’embûches tant il n’est pas simple de sortir de son carcan culturel. La cinéaste ne s’attarde pas sur leurs religion, musulmane ou chrétienne.  Elle dénonce le sexisme face au machisme sociétal. Héritières des mœurs traditionnels arabes et entraînées par le quotidien de la ville qui ne dort jamais, nos jeunes filles tentent d’aller de l’avant pour réaliser leur aspiration personnelle. Pour le meilleur et pour le pire, mais dans un profond désir de s’affirmer femme. « Je danserai si je veux »  est produit par Shlomi Elkabetz qui comme sa sœur la regrettée Ronit, défend la cause féministe dans le cinéma israélien. Une lutte universelle…

« Je danserai si je veux » de Maysaloun Hamoud, en salles le 12 avril.

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