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16 Décembre 2017 | 28, Kislev 5778 | Mise à jour le 14/12/2017 à 14h19

Rubrique France/Politique

Jean-François Jalkh, un négationniste à la tête du Front national

L’eurodéputé Jean-François Jalkh (Capture d'écran Twitter).

Jean-François Jalkh, remplaçant de Marine le Pen à la tête du parti par intérim, a confié douter de l’utilisation du Zyklon B pendant la Seconde Guerre mondiale lors d’une interview en 2005.

Pour se consacrer pleinement la campagne durant ce second tour de l’élection présidentielle, Marine le Pen vient de prendre congé de la présidence du Front national et de confier les rennes du parti à l’eurodéputé Jean-François Jalkh. Ayant rejoint le parti en 1974, celui qui est présenté comme un proche de la famille le Pen et traîne également plusieurs casseroles judiciaires pour provocation à la discrimination et à la haine raciale

Dès que sa nomination fut rendue publique, des internautes ont déterré une interview de M. Jalkh donnée à la revue Le Temps des savoirs, en 2005, dont les propos témoignent ouvertement de négationnisme. « Sur l’utilisation d’un gaz, par exemple, qu’on appelle le Zykon B., moi, je considère que d’un point de vue technique il est impossible, je dis bien impossible de l’utiliser dans des […] exterminations de masse. Pourquoi ? Parce qu’il faut plusieurs jours avant de décontaminer un local qui a été… où l’on a utilisé du Zyklon B » affirme-t-il notamment.

 Cette prise de position a évidemment beaucoup choqué, si bien que l’intéressé a fini par se défendre : celui-ci dément avoir tenu de tels propos. Le journal Libération a quant à lui contacté Magali Boumaza, la journaliste à l’origine de l’interview, qui confirme, elle, ses écrits : «J'ai rencontré monsieur Jalkkh en avril 2000 au siège du Front national. Les propos en question représentent trois minutes d'un entretien qui a duré trois heures». Elle assure également disposer d’un enregistrement de l’entretien.

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