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29 Mai 2017 | 4, Sivan 5777 | Mise à jour le 29/05/2017 à 15h58

Chabbat Nasso : 21h28 - 22h52

Rubrique Monde juif

Plus de traitement spécial en prison

Condition carcérale spéciale pour les maris récalcitrants refusant de donner le guet (wikipedia)

Les religieux emprisonnés en Israël en raison de leur refus de donner le guet à leur épouse ne bénéficieront plus, désormais, des avantages que le système pénitentiaire israélien accorde à ceux qui respectent « scrupuleusement » les mitsvot.

Une nouvelle avancée pour réduire le nombre d’agounot, ces femmes dont les maris refusent de divorcer religieusement et qui sont, de ce fait, dans l’impossibilité (halachique) de refaire leur vie. La Knesset vient, en effet, d’adopter une nouvelle loi aux termes de laquelle les tribunaux rabbiniques peuvent annuler « les privilèges religieux » prévus par le système pénitentiaire israélien. Et dont jouissent les maris religieux récalcitrants emprisonnés justement en raison de leur refus de donner le guet.

Concrètement, lesdits maris peuvent, par exemple, être forcés de revêtir l’uniforme de la prison à la place de leurs propres habits; être placés dans la section non religieuse de la prison; ou bien être interdits de participation aux programmes d’études de la Torah mis en place dans les prisons du pays. Les batei dinim peuvent aussi demander que les repas « méhadrin » leur soient refusés. Ce, à condition que dans les repas cachers standard, les produits de base bénéficient quand même d’une surveillance orthodoxe. 


Il piétine le principe juif de base d’aimer son prochain comme soi-même

« La Haute Cour Rabbinique a exprimé son opposition à de telles faveurs et a tranché qu’il n’y avait aucune raison que ceux (même religieux) qui refusent de donner un guet servent leur sentence en bénéficiant des programmes de Torah dans les prisons; et qu’il n’ait pas besoin de faire des efforts particuliers pour quelqu’un qui refuse de donner le guet en préparant de la nourriture certifiée « méhadrin » alors qu’il ne remplit pas son obligation (halachique) minimale de divorcer de son épouse », dit le texte de loi.

La député Shuli Moalem Refaeli, à l’initiative de cette loi, a commenté: « Un homme qui enchaîne sa femme et qui refuse d’accepter la décision des juges (rabbiniques)… n’est pas vraiment un homme pour qui la loi et le mode de vie religieux sont importants. En fait, il piétine le principe juif de base d’aimer son prochain comme soi-même, simplement pour rendre amère la vie de sa femme. De ce fait, il n’est pas digne de jouir de tous les privilèges accordés aux prisonniers religieux ».

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