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23 Septembre 2017 | 3, Tishri 5778 | Mise à jour le 20/09/2017 à 12h11

Rubrique Moyen-Orient/Monde

Les Etats-Unis frappent la Syrie

(wikipedia)

En réaction à l’attaque chimique de Bachar Al-Assad, Donald Trump a déclenché des frappes contre une base aérienne de l’armée syrienne, dans la nuit de jeudi à vendredi. La Russie, Israël, la France et l’Angleterre ont réagi.

Pour la première fois en six ans de conflit, les Etats-Unis ont frappé directement le régime syrien en déclenchant des frappes dans la nuit de jeudi à vendredi. L’attaque a ciblé principalement la base aérienne d’Al-Shayrat, qui est selon les Etats-Unis ; « associée au programme » syrien d’armes chimiques et que l’on soupçonne d’être à l’origine de dizaine de morts. Les missiles ont visé des avions, des abris d’avions, des entrepôts de carburant et logistique, des stocks de munitions, des systèmes de défense aérienne et des radars : la base a quasiment été détruite. « J’ai ordonné une frappe militaire sur une base aérienne de Syrie d’où a été menée l’attaque chimique », a annoncé le président des Etats-Unis, Donald Trump. Celui-ci a appelé « toutes les nations civilisées à chercher à mettre fin au massacre et au carnage » et à joindre ses forces aux siennes. 

Les réactions internationales sont nombreuses et forment deux axes : les alliés du régime de Bachar Al-Assad et ceux des Etats-Unis qui s’articulent depuis le début du conflit. La Russie, qui est le principal allié du régime syrien, dénonce une « agression contre un Etat souverain ». Le porte-parole de Poutine a confié que ces frappes causaient un « préjudice considérable » à leur relation. L’Iran a lui aussi condamné fermement l’attaque. De son côté Israël a apporté son soutien « total » à la décision de Trump. Dans un communiqué, Benyamin Nétanyahou a expliqué « Par la parole et par les actes, le président Trump a délivré un message fort et clair : « on ne tolérera pas l’usage et la propagation des armes chimiques », espérant que ce « message fort » serait « entendu non seulement à Damas, mais aussi à Téhéran, Pyongyang et ailleurs », a-t-il déclaré. De leur côté, Angela Merkel et François Hollande se sont exprimés dans un communiqué commun, pour dire que le président syrien, Bachar Al-Assad, porte « l’entière responsabilité » des frappes américaines.

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