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25 Juillet 2017 | 2, Av 5777 | Mise à jour le 25/07/2017 à 17h24

29 juillet 2017 - Chabbat Devarim (Chabbat 'Hazon) : 21h16 - 22h31

Rubrique Culture/Télé

Les films israéliens à Cannes

La prestigieuse Cinéfondation a retenu également un court-métrage, « Ben Mamschish » (« Héritage ») de Yuval Aharoni de l’université de Tel Aviv. Cette sélection drastique (15 films retenus sur plus de 2000 reçus du monde entier) met en compétition une quinzaine d’étudiants en cinéma venus montrer leur film de fin d’études. Le gagnant est assuré de la programmation d'office d'un futur long-métrage dans le programme officiel du festival. L’an passé, Or Sinai de l’école Sam Spiegel de Jérusalem avait été récipiendaire du Grand Prix pour « Anna ». Côté longs-métrages, les trois films projetés cette année résument sans le faire exprès, le cinéma israélien à travers son aspect générationnel. Au seul nom d’Amos Gitaï, on reconnaît une référence depuis des décennies. Il sera à « La Quinzaine des Réalisateurs » avec « À l’Ouest du Jourdain », un documentaire qui relate l’historique du conflit israélo-palestinien. Une œuvre engagée, qui montre des initiatives citoyennes, mais sur le fond n’apporte rien de neuf sur la question. Le jeudi 25 mai, France 2 dans « Envoyé Spécial » diffuse une version raccourcie. Pour l’avenir enthousiasmant, une première réalisation à l’ACID (Association du Cinéma Indépendant pour sa Diffusion), « Scaffolding » (« Échafaudage ») de Matan Yair, une coproduction israélo-polonaise. En pleine adolescence, Asher partagé entre différentes influences s’interroge sur son devenir. La sobriété, le jeu des acteurs, la mise en scène minimaliste, marques de l’ADN du cinéma israélien récent, sont ici parfaitement rassemblés. Enfin, dans la section dédiée au patrimoine cinématographique, « Cannes Classics », une place très honorifique s’offre à « Matzor » (« Siège ») de Gilberto Tofano, qui fut projeté à Cannes en 1969. La programmation est ainsi annoncée : « Les films sélectionnés pour cette édition 2017 font une large place à l’histoire de Cannes. Ils proviennent de nations qui ont permis au Festival de Cannes de devenir une terre de découvertes cinématographiques. » Israël est cité parmi les quelques exemples proposés. La fiction sélectionnée raconte l’histoire d’une veuve de guerre qui tente de se reconstruire. Interprétée par Gila Almagor, ce rôle est le premier d’importance pour l’actrice. À ses côtés, Yeroam Gaon lui apporte la réplique. Ainsi, l’histoire du cinéma israélien recoupe celle de Cannes. 

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