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20 Septembre 2017 | 29, Elul 5777 | Mise à jour le 20/09/2017 à 12h11

Rubrique Communauté

Hubert Habib : « Une mission de solidarité en faveur des soldats handicapés »

(DR)

Le président de l’association Beit Halochem France explique le rôle essentiel joué par son organisation en Israël pour accompagner les soldats blessés au combat sur le chemin de la guérison.

Actualité Juive: Qu’est-ce que l’Organisation des Invalides de Tsahal en Israël ?

Hubert Habib : C’est une association à but non lucratif qui sert aujourd’hui plus de 50 000 invalides blessés au cours de leur service militaire. Elle a été créée en 1949 après la guerre d’Indépendance pour fournir aux combattants blessés ce qui leur était indispensable pour faciliter leur rééducation. Ces dernières décennies, les attentats terroristes ont déplacé la ligne de front d’Israël en direction de la population civile. Cette situation nouvelle a contraint notre organisation à ouvrir ses portes aux civils blessés. Désormais, les victimes civiles du terrorisme sont accueillies au même titre que les combattants de Tsahal  dans l’un des centres Beit Halochem et bénéficient de nombreuses activités. 


A.J.: Comment fonctionnent les centres Beit Halochem et pour quelle réhabilitation oeuvrent-ils ? 

H.H. : Les périodes de rééducation sont souvent longues, c’est pourquoi nos centres n’assurent pas seulement une réhabilitation physique mais aussi psychologique, judicaire et économique. Dans les quatre Beit Halochem de Tel Aviv, Jérusalem, Haïfa et Beer Sheva, sont proposés des traitements de kinésithérapie et d’hydrothérapie. Nous croyons également beaucoup au sport. Ces activités physiques maintiennent les usagers en bonne forme et évitent la dégradation de leurs conditions de santé. Chaque centre organise enfin des activités créatives et sociales. La plupart des centres possèdent un auditorium, un gymnase polyvalent, des salles de musculation, une piscine, des bureaux et une cafeteria. Notre grand projet de 2017 concerne la création d’un cinquième centre à Ashdod. La pose de la première pierre a eu lieu en décembre 2012 et il a fallu attendre cinq ans pour obtenir les autorisations de construction de la mairie.      Il servira 6 700 handicapés et leurs familles. Il pourra accueillir 14 500 personnes. 


A.J.: De quelle manière assurez-vous la représentation de l’association en France ? 

H.H. : Le seul but de l’association française est de collecter des fonds pour aider l’organisation israélienne à remplir ses missions de solidarité au profit des soldats handicapés de Tsahal et des civils blessés. L’association française avait été créée en 1972 par les époux Taïeb, tous deux décédés aujourd’hui. Pour faire connaître les Beit Halochem, j’organise des conférences et des soirées de solidarité avec des projections de témoignages d’handicapés, j’interviens dans des centres communautaires et des loges du Bnai Brith. J’envoie, enfin, des mailings réguliers aux donateurs sur l’actualité des centres en Israël.


A.J.: Si vous deviez résumer le cœur de votre travail pour les invalides de Tsahal, vous diriez quoi ? 

H.H. : Représenter les anciens combattants invalides auprès des institutions gouvernementales pour défendre leurs droits et promouvoir leurs intérêts par une législation adéquate et des mesures d’ordre social et économique. Encourager l’intégration sociale complète des anciens combattants et susciter une atmosphère favorable qui leur permette de reprendre une vie normale le plus rapidement possible. 


Renseignements : 06.14.20.80.72

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