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26 Juillet 2017 | 3, Av 5777 | Mise à jour le 25/07/2017 à 17h24

29 juillet 2017 - Chabbat Devarim (Chabbat 'Hazon) : 21h16 - 22h31

Rubrique France/Politique

Ilana Cicurel : « Pourquoi je m’engage aux côtés d’Emmanuel Macron »

(Twitter)

On attendait Gil Taiëb dans les Hauts-de-Seine. C’est finalement une autre personnalité engagée dans l’action communautaire qui portera les couleurs du parti présidentiel, lors des législatives. Candidate dans la circonscription regroupant une partie des XVIe et XVIIe arrondissements parisiens, Ilana Cicurel présente à Actualité juive ses nouvelles ambitions politiques.

Actualité Juive : Qu’est-ce qui a amené la directrice générale de l’Alliance israélite universelle que vous êtes à prendre ce virage politique ? 

Ilana Cicurel : Je suis engagée depuis près de dix ans à l’Alliance. Rien ne me faisait penser que j’allais m’engager en politique. Ce qui a fait germer en moi l’idée d’un tel projet, c’est le sentiment, depuis de longs mois, que notre pays allait dans le mur. Le trouble des juifs français inquiets pour leur avenir dans notre pays m’a également convaincue qu’il était indispensable de m’investir pour consolider les fondements menacés de notre République. Face à une situation où près de la moitié des électeurs ont fait le choix de propositions démagogiques lors de l’élection présidentielle, nous avons aujourd’hui la responsabilité de défendre notre modèle démocratique. 

 

A.J.: A quand remonte votre rencontre avec Emmanuel Macron ? 

I. C. : Je l’ai rencontré lors de sa visite,  en tant que ministre de l’Economie, en septembre 2015, à l’occasion de son passage au lycée franco-israélien Mikvé Israël, symbole de l’amitié entre la France et Israël. J’avais été très frappée alors par son charisme communicatif, par la justesse de son diagnostic sur les blocages institutionnels et économiques de notre pays. Emmanuel Macron avait alors décrit Israël comme une terre de liberté, d’audace, d’inventivité et de vitalité, vertus qu’il appelait à réveiller en France. Je l’ai également reçu dans l’une de nos écoles, à Pavillons-sous-Bois, en octobre 2016, après une interview à Marianne dont les propos avaient été mal retranscrits. Pendant toute la campagne présidentielle, un dialogue continu s’est engagé entre nous sur le  modèle éducatif, la laïcité et les valeurs républicaines et j’ai été très honorée lorsqu’il m’a proposé de porter le projet d’En Marche pour les législatives.


« Je veux être une députée à temps plein, avec un lien privilégié avec le Président »


A.J.: En cas de victoire, mettrez-vous un terme à vos fonctions à l’AIU ?

I. C. : Oui, je démissionnerai de l’Alliance, même si je resterai attachée à cette institution. Je veux être une députée à temps plein, avec un lien privilégié avec  le Président. 


A.J.: Vous vous présentez dans une circonscription qui compte une importante communauté juive. Dans quelle mesure cela impacte-t-il vos propositions de campagne ? 

I.C. : Je souhaite défendre, avec une particulière vigilance, les questions qui ont trait à l’éducation, à la sécurité, à la lutte contre l’antisémitisme et le racisme, à Israël. Sur ces derniers points, il ne s’agit pas pour moi de sujets qui concernent les juifs mais tous nos concitoyens : quand une société est sourde sur le phénomène de l’antisémitisme, elle s’aveugle sur un phénomène de morbidité qui atteint ses fondements. Sur Israël, un travail de pédagogie doit être mené : l’ignorance est très palpable et il est important que les députés comprennent la situation particulière de la seule démocratie au Moyen-Orient. 

 

A.J.: Quelle serait la première proposition de loi que vous porteriez si vous étiez élue députée ? 

I.C. : Elle porterait très probablement sur l’accompagnement personnalisé et l’intégration des enfants différents dans le système scolaire. Je souhaiterais être particulièrement active au sein de la commission des affaires culturelles et de l’éducation de l’Assemblée nationale.  


A.J.: Et la commission des affaires étrangères ? 

I.C. : Egalement. Il me paraît indispensable, le plus en amont possible, de veiller en particulier à ce que notre pays adopte des positions sans ambiguïté sur la recherche de la paix au Proche-Orient et en particulier au sein des organisations des Nations unies. Comme Emmanuel Macron qui a indiqué son refus d’une reconnaissance unilatérale de la Palestine et pris clairement position contre le BDS, je suis convaincue que ce qui est important n’est pas d’adopter des postures mais d’aider Israéliens et Palestiniens, dans un contexte régional hostile, à favoriser la résolution de leur conflit par un dialogue direct et sans pressions extérieures. 

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